Le plus gros obstacle c’est la législation
Le projet Meguri 2040 a pour ambition de trouver des solutions à des problèmes de société tels que les pénuries de main-d’œuvre, le vieillissement du personnel maritime et les accidents fréquents, souvent attribuables à des facteurs humains, ainsi que de faire entrer les voyages autonomes dans la réalité d’ici 2025. L’équipe, dit Kuwahara, « se donne pour but de travailler à la résolution des questions qui ont été identifiées au cours de l’essai, tout en prenant des mesures en vue de faciliter la commercialisation de la technologie. »
En fait, il semble que l’élaboration des réglementations et des dispositifs en matière d’assurance destinés à la navigation autonome prenne plus de temps que la mise au point de la technologie afférente. On pourrait toutefois commencer par assouplir les exigences concernant les équipages. Dans son état actuel, la Loi sur le personnel maritime exige qu’à tout moment deux personnes au minimum soient postées sur la passerelle des vaisseaux de plus de 700 tonnes, qu’ils soient ou non autonomes ; ce qui veut dire que l’équipage doit se composer d’au moins six membres effectuant des quarts de huit heures. Si l’on parvient à réduire cette exigence à la présence d’une seule personne, via l’introduction de systèmes de navigation autonome dotés de capacités d’évitement automatique, cela libérera suffisamment de marins pour armer un navire supplémentaire. Le développement de la technologie est d’autant plus urgent qu’elle promet de résoudre la pénurie de marins.
Le 14 mars, le projet Meguri 2040 est entré dans sa phase suivante, le test autonome d’un navire amphibie. Cet essai était le sixième et dernier effectué par les consortiums du groupe des cinq.
Unno Mitsuyuki, de la Nippon Foundation, déclare : « Nous allons dorénavant mettre à contribution les forces des différents consortiums pour accélérer encore le développement. En nous appuyant sur les résultats de ce processus de développement, nous formulerons ensuite des propositions que nous soumettrons à diverses instances telles que l’Organisation maritime internationale. »
Espérons que, par leur présence à l’Expo Osaka 2025, les navires automatiques feront resplendir la ville d’eau du Japon.
(Reportage et texte de Hashino Yukinori, de Nippon.com. Photos de Nippon.com, sauf mentions contraires. Photo de titre : un membre de l’équipage dirige le navire à distance depuis la station de soutien à terre.)

