Une douche chaude, le remède souverain pour le corps et l’esprit des évacués

L’école transformée en abri pour sinistrés disposait déjà d’une baignoire de bains communautaires, installée par les forces d’autodéfense, mais elle est destinée uniquement pour se réchauffer, le savon n’y est pas autorisé. Le cœur du kit de douche, le système portable de récupération d’eau WOTA BOX, peut récupérer et remettre dans le circuit plus de 98 % des 100 litres d’eau du cumulus. Cela signifie que les personnes évacuées peuvent se laver le corps avec beaucoup d’eau chaude, en utilisant du savon et du shampoing, sans aucune restriction sur la quantité d’eau utilisée.

Un septuagénaire qui a entendu l’explication a déclaré : « Jusqu’à présent, je devais me retenir le plus possible, même de me laver le visage. Ce sera un grand soulagement de pouvoir me doucher autant que je le souhaite. »

L’intérieur du système de filtration de la WOTA BOX. L'écoulement de la douche est filtré à travers six filtres jusqu'à un niveau sans danger pour la bouche et les yeux.
L’intérieur du système de filtration de la WOTA BOX. L’écoulement de la douche est filtré à travers six filtres jusqu’à un niveau sans danger pour la bouche et les yeux.
À l'intérieur des tentes se trouvent un espace douche et un espace vestiaire. Au milieu des contraintes inévitables d'une vie en groupe, la possibilité de se changer dans un espace totalement privatif est une précieuse assurance de tranquillité d'esprit.
À l’intérieur des tentes se trouvent un espace douche et un espace vestiaire. Au milieu des contraintes inévitables d’une vie en groupe, la possibilité de se changer dans un espace totalement privatif est une précieuse assurance de tranquillité d’esprit.

Une femme d’une soixantaine d’années est sortie ravie de la salle de douche : « L’eau était si chaude ! ». Elle a ajouté : « J’avais froid jusqu’aux os et cela faisait des jours que je dormais mal. Aujourd’hui, la douche chaude m’a réchauffée et je vais pouvoir bien dormir. »

Un homme d’une cinquantaine d’années, qui gère la salle de douche, nous a montré la liste des inscrits, pour une douche de 15 minutes chacun. « Je suis reconnaissant aux Forces d’autodéfense pour le bain, mais les femmes en particulier n’aiment pas beaucoup les grands bains sans intimité, je pense que les douches privées leur apporteront un peu de sérénité. Ça fait plaisir de voir les gens sortir rafraîchis et souriants. »

Le personnel explique à une sinistrée comment utiliser le système.
Le personnel explique à une sinistrée comment utiliser le système.

Un soutien approprié pour améliorer la qualité de vie dans les centres d’accueil des sinistrés

À l’école primaire de Takojima, les produits de secours qui n’ont pas trouvé leur place dans les salles de classe ont été empilés dans le couloir. Dans certains cas, des camions de matériels de secours sont refusés, les sinistrés affirmant qu’ils sont suffisamment pourvus et qu’il vaudrait mieux en faire profiter d’autres.

Une femme qui allaitait son petit-fils était reconnaissante qu’il y ait suffisamment de couches et de lait maternisé, mais elle a ajouté : « J’ai la chance de dormir dans une salle de classe, mais j’ai entendu dire que le froid était pénible pour les personnes qui sont abritées dans le gymnase. J’espère que les douches chaudes les aideront à se détendre un peu ».

Les secours reçus ne répondent pas toujours aux besoins.
Les secours reçus ne répondent pas toujours aux besoins.

Deux semaines après le tremblement de terre, les besoins des zones sinistrées se modifient et les problèmes rencontrés dans les abris sont de plus en plus spécifiques selon les personnes. À partir de maintenant, il est important de comprendre en détail la situation et les besoins des zones touchées et de fournir un soutien approprié pour « améliorer la qualité de vie des sinistrés », comme le dit M. Unno.

La Nippon Foundation prévoit d’utiliser le transport maritime par navires rouliers pour installer des stations d’épuration de plus grande taille dans différents endroits à l’avenir.

Sortie du port d'Iida au coucher du soleil. Le fait que la ville soit à peine éclairée est un indice de l'ampleur des dégâts du tremblement de terre. (Photo avec l'aimable autorisation de la Nippon Foundation)
Sortie du port d’Iida au coucher du soleil. Le fait que la ville soit à peine éclairée est un indice de l’ampleur des dégâts du tremblement de terre. (Photo avec l’aimable autorisation de la Nippon Foundation)

(Reportage, texte de Hashino Yukinori, de Nippon.com? Photos de Nippon.com, sauf mentions contraires. Photo de titre : le roulier Aguni arrivant au port d’Iida, dans la commune de Suzu, et camions chargés de matériel de secours.)