Le festival Onda-sai

(En 2025, les 5 et 6 juillet, ville de Misato, préfecture de Miyazaki)

Des chevaux de trait charpentés galopent à travers une rizière. (© Haga Library)
Des chevaux de trait charpentés galopent à travers une rizière. (© Haga Library)

Ondasai qui a lieu à Misato, dans la partie nord de la préfecture de Miyazaki, est sans doute la manifestation de repiquage de riz la plus turbulente du Japon. Dans ce festival millénaire, une charrue est vénérée comme une divinité au sanctuaire de Tashiro, sur les pentes du mont Gongen.

Sur les contreforts de la montagne, un prêtre du sanctuaire de Uenno monte à celui de Tashiro pour accueillir les divinités de la montagne. Une procession guidée par la divinité Sarutahiko et suivie d’un défilé d’autels portatifs mikoshi se dirige vers Tamiya, la rizière sacrée remplie d’une eau boueuse. Pour le repiquage.

Après une représentation de danses sacrées kagura dans la salle de prière, le clou du spectacle commence avec uma-ire, l’arrivée des chevaux. Des jeunes gens habillés de vestes happi et montés à cru sur les chevaux galopent autour de la rizière en piétinant la boue. Certains font même la course. Parfois les pieds des chevaux s’enfoncent dans la boue, et le cavalier peut finir dedans quand le cheval s’arrête brusquement... Une scène qui fait toujours rire les spectateurs. Et quand un cheval réussit à faire tout le tour de la rizière au galop, il est applaudi.

Les photographes qui réussissent à capturer les moments forts du festival sont toujours récompensés au concours photo. (© HagaLibrary)
Les photographes qui réussissent à capturer les moments forts du festival sont toujours récompensés au concours photo. (© HagaLibrary)

Les spectateurs risquent aussi de se retrouver couverts de boue, mais il paraît que c’est de bonne augure. Les photographes amateurs tentent de capturer le spectacle de ces cavaliers essayant de rester sur leurs chevaux dans cette course effrénée.

Une fois celle-ci terminée, les mikoshi sont portés dans la rizière qui est ensuite labourée avec des bœufs et des chevaux, et puis des jeunes femmes en kimono et chapeau de paille assurent le repiquage du riz. Les divinités des rizières ont promis de veiller sur les habitants et leur apporter une bonne moisson en automne.

Les femmes repiquent le riz au rythme de chansons traditionnelles dédiées à cette activité (taue-uta). (© Haga Library)
Les femmes repiquent le riz au rythme de chansons traditionnelles dédiées à cette activité (taue-uta). (© Haga Library)