Le temple Rozan-ji et la danse des trois démons
Le temple Rozan-ji, fondé vers l’an 938, abrite lui aussi un rite très populaire du setsubun, appelé oni-odori (« la danse des démons »).
Le 3 février à partir de 15 heures, trois démons, un rouge, un vert et un noir, s’incarnent à partir des trois grands poisons de l’homme : l’avidité, la haine et les récriminations. Les créatures montent sur scène au son des tambours et des conques.
Le sanctuaire Yasaka et les geisha jettant des haricots sur la foule
Qu’en est-il du festival de setsubun du côté de Gion, le quartier le plus connu de Kyoto et de son célèbre sanctuaire Yasaka ? Le spectacle est particulièrement magnifique. Le 2 et le 3 février, les geiko, les geisha de Kyoto, et les maiko, des apprenties geisha, venues toutes des quatre « quartiers fleuris » (les parties de la ville où elles exercent leurs activités) se présentent dans leurs plus beaux kimonos. Après avoir rivalisé de danses et de grâce, elles jettent des haricots de soja sur la foule, qui se précipite pour les attraper comme porte-bonheur. Le rite a lieu quatre fois par jour. Chaque lancer de haricots de soja est complété par un programme de danses traditionnelles, de poésies chantées, et autres danses du lion aux tambours.
(Article publié à l’origine en japonais. Reportage, texte et photos : Kuroiwa Masakazu, 96Box. Photo de titre : des maiko, des apprenties geisha, jettant des haricots de soja sur la foule pour le rite du setsubun.)









