Les saveurs hivernales
L’hiver est une saison propice à la dégustation de toutes sortes de poissons et fruits de mer, tels que le buri (sériole), le crabe, les huîtres et le fugu (poisson-globe), lequel exige une préparation adéquate pour éliminer les toxines. Des légumes comme le chou chinois, la ciboule (negi ) et le radis blanc (daikon) s’associent d’heureuse façon dans la fameuse marmite nabe, une potée aussi réconfortante que facile à préparer. C’est également le meilleur moment de l’année pour toute une gamme de ragoûts oden, proposés par les restaurants et les supérettes. (Voir notre article lié : Petit guide des supérettes japonaises (2) : l’alimentation)
Dans le calendrier traditionnel, le 3 février marque l’un des grands tournants de l’année, et c’est à cette date que le Japon célèbre aujourd’hui la fête du setsubun. La coutume est qu’un membre de la famille revête un masque d’ogre et que les autres jettent des haricots en chantant oni wa soto, fuku wa uchi, « Les démons dehors ! Le bonheur dedans ! ». La consommation d’un genre spécial de rouleau maki appelé ehômaki passe elle aussi pour être de bon augure.
(Voir notre article lié : La fête du « setsubun »)
Dans la version japonaise de la Saint-Valentin, célébrée le 14 février, la coutume qui s’est instaurée veut que les femmes offrent aux hommes des chocolats, pratique qui se répète dans le sens inverse exactement un mois plus tard, à l’occasion du White Day. Cette tradition est une aubaine pour les confiseurs, même si, depuis quelques années, il est devenu de plus en plus commun de s’acheter du chocolat plutôt que de le distribuer à la ronde.
(Voir notre article lié : La Saint-Valentin au Japon)
(Photo de titre : des singes faisant trempette dans les eaux d’une source chaude à Jigoku-dani, dans la préfecture de Nagano. Pixta)
