Le PLD sur la défensive ?
Lors des deux élections précédentes à la Chambre basse, qui se sont tenues en décembre 2012 et décembre 2014, le PLD a remporté confortablement la victoire. Mais cette fois-ci, le parti majoritaire semble en moins bonne posture, handicapé par la baisse des taux de soutien au gouvernement Abe consécutive aux accusations selon lesquelles le Premier ministre a usé de son influence pour faciliter une vente de terrain au rabais à l’école Moritomo Gakuen et pour avaliser la création d’une nouvelle école vétérinaire par Kake Gakuen dans une zone stratégique spéciale (les dirigeants des deux écoles ont des liens personnels avec M. Abe). Si l’on ajoute à cela la popularité de la gouverneure Koike et de son nouveau parti, ainsi que le mécontentement qu’ont suscité la dissolution de la Diète par M. Abe et sa décision impromptue d’organiser une élection, la coalition au pouvoir semble sur la défensive.
Le Premier ministre Abe a placé la barre très bas pour considérer l’élection comme un succès, puisque l’objectif qu’il s’est fixé se limite à conserver une majorité simple de 233 sièges pour la coalition PLD-Kômeitô. Sachant que ces partis détiennent actuellement 323 sièges à la Chambre basse, un aussi piètre résultat entraînerait très certainement des appels à la résignation de M. Abe.
Il est généralement admis que la coalition doit obtenir 311 sièges, soit la majorité de deux tiers, pour pouvoir vraiment clamer victoire. Le seuil inférieur se situe à 261 sièges, score que la coalition doit atteindre pour maintenir son emprise sur les commissions de la Chambre basse. Et, si le PLD perd 50 sièges ou plus, ce recul sera considéré comme le signe d’une chute spectaculaire de l’influence de son président, le Premier ministre Abe.