Les événements majeurs de la « démocratie de Taishô »

11 juin 1924
–août 1925
Premier Cabinet Katô Takaaki (coalition Kenseikai, Seiyûkai et Kakushin club)

Loi pour la médiation des conflits sur les fermages. Traité rétablissant les relations diplomatiques entre le Japon et l’Union soviétique, rompues depuis 1917. Loi sur le suffrage universel pour les hommes de plus de 25 ans. Loi sur la préservation de la sécurité publique. Réduction des forces armées (suppression de quatre divisions de l’Armée de terre) par le ministre de la Guerre Ugaki Kazushige (1868-1956). Réforme de la Chambre des pairs.

Le gouvernement démissionne en raison de dissensions entre les membres de la coalition.

2 août 1925
–janvier 1926
Second Cabinet Katô Takaaki (Kenseikai)

Katô Takaaki forme un gouvernement composé de membres du parti Kenseikai (Association pour un gouvernement constitutionnel) qu’il a fondé en 1916.

Le gouvernement démissionne à la suite du décès de Katô Takaaki, terrassé par une pneumonie.

30 janvier 1926
–avril 1927
Premier Cabinet Wakatsuki Reijirô (Kenseikai)

Loi sur la médiation des conflits ouvriers. Introduction du suffrage universel masculin dans les élections locales. Fin de l’ère Taishô (1912-1926) et début de l’ère Shôwa (1926-1989). « Panique financière de Shôwa ».

Le gouvernement démissionne, le Conseil privé de l’empereur ayant refusé le projet de moratoire sur la Banque de Taiwan.

20 avril 1927
–juillet 1929
Cabinet Tanaka Giichi (Seiyûkai)

Création d’un second grand parti politique, le Rikken Minseitô. Échec de la Conférence de Genève pour limiter l’armement naval. Expéditions des armées japonaises dans la province chinoise du Shandong. Incident de Jinan, en Chine. Répression violente du communisme. Assassinat du chef de guerre chinois Zhang Zuolin. Pacte Briand-Kellogg ratifié par 63 pays, dont le Japon, qui condamnent le recours à la guerre pour régler les différends internationaux et y renoncent dans leurs relations mutuelles.

Le gouvernement démissionne à la suite de critiques émises par l’empereur.

20 février 1928  : premières élections générales au suffrage universel (à l’exclusion des femmes) pour la Chambre des représentants. Résultats : Seiyûkai 217 sièges, Minseitô 216 sièges, autres 33 sièges.
2 juillet 1929
–avril 1931
Cabinet Hamaguchi Osachi (Minseitô)

Krach de Wall Street (début de la grande dépression). Levée de l’embargo sur l’or. Grande crise économique de l’ère Shôwa. Traité naval de Londres (limitation et réduction de l’armement naval). Controverse constitutionnelle sur l’autonomie du commandement militaire. Tentative d’assassinat du premier ministre. « Incident du mois de mars » (Coup d’État manqué de l’extrême droite).

Le gouvernement démissionne après le décès de Hamaguchi Osachi, quelques mois après l’attentat dont il a été victime.

20 février 1930 : élections générales pour la Chambre des représentants. Résultats : Minseitô 273 sièges, Seiyûkai 174 sièges, autres 19 sièges.
14 avril 1931
–décembre 1931
Second Cabinet Wakatsuki Reijirô (Minseitô)

« Incident de Mandchourie » (Début de l’occupation de la Mandchourie par l’armée japonaise). « Incident du mois d’octobre » (Coup d’État militaire avorté).

Le gouvernement démissionne à la suite de dissensions internes.

13 décembre 1931
–26 mai 1932
Cabinet Inukai Tsuyoshi (Seiyûkai)

Rétablissement de l’embargo sur l’or. « Incident de Shanghai » (Affrontements entre les armées japonaises et chinoises autour de Shanghai). « Incident de la Ligue du Sang (Assassinats politiques perpétrés par un groupe ultranationaliste). « Incident du 15 mai » (Tentative de coup d’État organisée par de jeunes officiers de la Marine japonaise, au cours de laquelle Inukai Tsuyoshi, le premier ministre, trouve la mort).

Le gouvernement démissionne après l’assassinat du premier ministre, le 15 mai 1932.

20 février 1932 : élections générales à la Chambre des représentants. Résultats : Seiyûkai 301 sièges, Minseitô 146 sièges, autres 19 sièges.

(Photographie du titre : l’hôtel Sannô, dans le quartier d’Asakusa, à Tokyo. Il a servi de quartier général aux officiers rebelles responsables de la tentative de coup d’État manquée du 26 février 1936. Jiji Press)