Les projections du budget de l’État se basent sur une hausse du taux de croissance économique
Quelle tournure les finances publiques du Japon vont-elles prendre à moyen ou long terme ? Pour répondre à cette question, on peut se référer aux projections budgétaires officielles, dont les plus récentes sont les « Projections économiques et budgétaires pour l’analyse à moyen et long termes » publiées par le Bureau du cabinet en janvier 2018.
Les projections économiques et budgétaires proposent deux scénarios : celui d’un taux de croissance économique élevé (cas de la reprise de l’économie) et l’hypothèse de base d’une croissance faible. Dans un cas comme dans l’autre, il est prévu que le ratio de la dette publique au PIB va décroître entre l’exercice 2018 et l’exercice 2027. Le fait que ce ratio est censé décroître même dans le scénario de base de la croissance faible peut donner l’impression que les inquiétudes à propos des finances publiques n’ont pas lieu d’être. Pourtant, les prévisions quant aux taux de croissance continuent de susciter des préoccupations. Dans les dernières projections économiques et budgétaires, le taux de croissance du PIB nominal dans l’hypothèse de base de la croissance faible a augmenté par rapport à la projection précédente. Comme l’indique la figure 3, le taux de croissance nominal dans l’hypothèse de base a été revu à la hausse et porté de 1,2 % à 1,7 % pour la seconde moitié des années 2020. C’est la raison principale pour laquelle le ratio de la dette au PIB décroît même dans l’hypothèse de base de la croissance faible.
On serait en droit de dire que le taux de croissance nominal retenu dans les précédentes projections économiques et budgétaires était trop élevé puisque la progression du PIB nominal n’a pas dépassé 0,3 % en moyenne entre les exercices 1995 et 2016, alors que les prévisions de l’hypothèse de base précédente tablaient sur un taux d’augmentation de 1,2 % du PIB nominal.

