Les visas pour des activités spécifiques

Bien qu’il ne soit pas très connu, le visa pour activité spécifique occupe une place de plus en plus importante, notamment depuis le changement de la politique migratoire opéré sous le Premier ministre Abe Shinzô. Ce visa a un vaste champ d’application, puisqu’il permet d’accueillir des travailleurs étrangers en se fondant sur des facteurs tels que l’ascendance japonaise, la participation à des accords de partenariat économique dans des domaines comme les soins de santé, le bâtiment et les travaux publics ou la construction navale, et l’emploi au sein de zones stratégiques spéciales sur le territoire japonais.

Traiter les travailleurs étrangers comme des membres de la communauté

Les régions à forte concentration de main-d’œuvre étrangère ont été les premières à mettre en œuvre des politiques de gouvernance sociale plus propices à l’intégration, tandis que le gouvernement central se montrait plus lent à agir en ce domaine.

En créant de nouvelles catégories de visas, le gouvernement a eu tendance à focaliser son attention sur des critères tels que les compétences requises des travailleurs étrangers, les secteurs d’activités cibles et les durées de séjour. À mesure qu’augmentera l’afflux des travailleurs étrangers et la durée de leur séjour au Japon, nous aurons sérieusement besoin d’un débat en profondeur sur les moyens à mettre en œuvre pour aider les nouveaux venus à s’intégrer dans les communautés locales et à se sentir chez eux dans la société japonaise.

(Article écrit à l’origine en japonais du 2 octobre 2018. Photo de titre : des machines de reconnaissance faciale lors du contrôle du passeport sont testées à l’aéroport de Narita en août 2012. Jiji Press)