Les sacs à dos pour adultes de Tsuchiya Kaban : un nouveau marché prometteur

Outre ses fameux cartables pour l’école primaire, la maison Tsuchiya Kaban vend aussi des accessoires en cuir pour adultes. En 2015, à l’occasion de son cinquantième anniversaire, elle a lancé une collection de sac à dos pour adultes appelée « Otona randsel ».

« Les cartables randoseru traditionnels ont la particularité d’avoir la forme d’une boîte rigide qui permet de transporter des documents sans les abîmer, tout en étant très confortables pour le dos », ajoute Seino Tomoko. « Cela fait un certain temps que nous essayons de mettre au point un modèle pour adulte qui soit à la fois solide, beau et fonctionnel. Pour le 50e anniversaire de Tsuchiya Kaban, nous avons voulu faire quelque chose de nouveau et c’est ainsi que les deux modèles de la gamme « Otona randsel » ont vu le jour, en 2015. Ils coûtent 100 000 yens (environ 800 euros) l’unité, mais ils ont tous disparu en une journée partout où ils ont été mis en vente. »

Les modèles de sac à dos pour adulte « Otona ransel » de Tsuchiya Kaban ont eu tout de suite un énorme succès au Japon (photo avec l’aimable autorisation de Tsuchiya Kaban).

Le cartable d’écolier randoseru a été conçu en fonction de caractéristiques propres au Japon et à sa culture. Mais son esthétique particulière et ses qualités fonctionnelles semblent avoir également séduit les autres pays où il est en train de s’affirmer comme un accessoire de mode très recherché. Tsuchiya Kunio se réjouit à l’idée que l’usage de ce type de sac à dos se répande dans le reste du monde en accord avec les exigences et les goûts propres de chaque pays.

À l’heure actuelle, les notions de qualité et de solidité affichées par la maison Tsuchiya Kaban semblent quelque peu anachroniques. Mais ses clients n’ont pas l’air de s’en soucier. Pas plus que ses employés. Tous semblent avoir repris à leur compte la citation un peu désuète de Tsuchiya Kunio qui figure dans le catalogue de l’entreprise. « Plus on utilise les objets, plus on en vient à les aimer. Je voudrais vous faire partager l’expérience particulièrement enrichissante que constitue une telle relation. » Aujourd’hui, les employés de l’atelier de Tsuchiya Kaban continuent à appuyer tranquillement sur la pédale de leur machine à coudre, comme à l’accoutumée.

(D’après un article de Doi Emiko, Nippon.com. Photo de titre : les sacs de Tsuchiya Kaban font tous l’objet d’un contrôle de qualité rigoureux. Les photographies de l’article sont toutes, sauf indication contraire, d’Ôhashi Hiroshi.)

(*1) ^ Au Japon l’année scolaire débute au mois d’avril et finit au mois de mars de l’année suivante.