Les jeunes, attirés par l’histoire et les lieux d’énergie positive
Le pèlerinage de Shikoku attire aussi les jeunes, intéressés par son histoire, la performance sportive qu’il représente et les vertus d’énergie positive qu’on lui prête. « Renaissance », « recherche de soi-même », « paix intérieure » sont des expressions qui lui sont associées.
Par exemple, le Kônomineji (temple no 27) est connu pour ses eaux, qui auraient guéri une femme qui souffrait d’une maladie grave. C’est aussi ici que la mère d’Iwasaki Yatarô, fondateur du zaibatsu Mitsubishi, venait prier quotidiennement pour son fils.
Le Unpenji (temple no 66) est apprécié des femmes pour son banc en bronze, en forme d’aubergine, où l’on s’assoit pour faire un vœu. Cette forme a pour origine un jeu de mots jouant sur la bisémie du mot « nasu », signifiant à la fois « aubergine » et « accomplir ». Le Zentsûji(temple no 75) est célèbre pour la cérémonie ayant lieu en juin au cours de laquelle sont réalisées des offrandes de nouilles sanuki udon, qui auraient été introduites de Chine par le moine Kûkai.
En ce qui concerne les faits historiques, le Ishiteji (temple no 51) est lié aux origines du pèlerinage henro ; le Sankakuji (temple 65) est le temple où le poète de haiku Kobayashi Issa (1763-1828) pria pour le bon déroulement de l’accouchement de son épouse ; et c’est au Mandaraji (temple no 72) que le poète Saigyô (1118-1192) construisit un refuge où il vécut pendant sept ans. On trouve toujours à l’entrée de ce temple un rocher à la surface plane sur lequel il avait l’habitude de faire la sieste.
(Reportage / texte : Harano Jôji, directeur représentatif de la Nippon Communications Foundation)















