Coopérer aux secours en cas de catastrophe

— Depuis le séisme du 11 mars 2011 et l’opération Tomodachi, les Japonais ont, généralement parlant, une image plus positive des États-Unis, et ceci est vrai aussi dans l’autre sens.

ARMACOST  Tout le monde a été choqué par l’ampleur de la tragédie, puis la seconde réaction a été une vague d’admiration pour l’héroïsme du peuple japonais face à cette gigantesque catastrophe naturelle. L’absence de pillage ainsi que la discipline et la courtoisie des gens ont étonné le monde entier. L’Amérique a été très impressionnée, et ravie d’être en mesure d’aider. Ce fut pour moi une énorme gratification que de voir à quel point la coopération entre les Forces japonaises d’autodéfense et les États-Unis dans l’assistance aux victimes a produit une impression favorable sur les Japonais et attisé la sympathie envers notre relation. En tant que visiteur au Japon, il me semble évident que les choses ont grandement changé.

Je viens assez souvent au Japon. J’y avais passé quelques jours au mois de mars. J’avais constaté tout cela avant ma dernière visite, mais je n’en ai pas moins été profondément impressionné, et j’ai ressenti cela jusqu’à Okinawa, qui est fort éloigné du Tôhôku.

La fréquence des catastrophes naturelles en Asie a été tout à fait choquante depuis une dizaine d’années : le tsunami en Asie du Sud-Est, des séismes en Chine et au Pakistan, le tsunami au Japon. Maintenant que nous avons acquis une certaine expérience en matière de réaction conjointe à ce genre de situations, la prochaine fois que quelque chose arrive dans la région, nous devons en faire un projet commun. Nos capacités de transport nous permettent de déplacer rapidement les personnes. Ensemble, nous pouvons faire beaucoup plus que chacun de son côté. Nous avons déjà eu l’occasion de coopérer dans le cadre d’autres catastrophes naturelles, mais je pense que nous pouvons faire beaucoup plus.