Les collaborations débutent
En 2011, l’entreprise sort finalement la tête de l’eau. À peu près à la même époque, le problème de la batterie, qui posait problème depuis un certain temps, est résolu : au lieu de piles sèches, des batteries lithium-ion peuvent désormais être fabriquées dans une usine chinoise, ce qui augmente considérablement la durée de fonctionnement et la puissance éolienne. La bonne réputation des vêtements climatisés se répand parmi les travailleurs du BTP dans tout le pays par le bouche à oreille et l’internet. L’année suivante, en 2012, les ventes doublent, puis de nouveau chaque année, pour atteindre 1,2 million de pièces et 5,7 milliards de yens en 2019.
Récemment, des produits ont été développés en collaboration avec des fabricants de vêtements réputés. Outre les travailleurs de plein air, un nombre croissant de personnes utilisent ces produits pour les sports de plein air et le camping. Le temps de se retourner : un certain nombre de produits concurrents étaient déjà apparus à la vente. Le marché des habits avec ventilateurs représenterait 20 milliards de yens.
Les rêves naïfs sont le meilleur chemin vers l’innovation
L’une des célèbres citations d’Ibuka Masaru que Hiroshi préfère est la suivante : « Chérissez vos rêves les plus naïfs, ils sont le meilleur chemin vers l’innovation ».
L’histoire secrète des vêtements climatisés de Hiroshi, le fruit de plus de 20 ans de réflexion constante, est la preuve de la justesse d’une telle philosophie.
« Parfois, la réflexion est négligée. En effet, nous avons une sorte de présomption que ça ‘doit être comme ça’», et cela a une grande influence sur nos processus de pensée au niveau individuel. Parfois, ces hypothèses vont dans le bon sens, et parfois elles nous enfoncent dans une voie sans issue. Dans le cas des vêtements climatisés, la croyance que ‘l’eau peut être utilisée comme réfrigérant’ était correcte, mais combien de temps j’ai perdu à croire qu’il fallait vraiment apporter de l’eau... », se souvient-il.
« Pour apercevoir des possibilités inconnues, il faut continuer à réfléchir. Il faut arrêter de croire que penser est un luxe. »
Pour Ichigaya Hiroshi, les « vêtements climatisés » n’ont pas encore atteint leur niveau de perfection, ils sont encore en cours de développement. Il y a encore d’autres idées, et l’expansion vers les marchés étrangers est également à l’ordre du jour.
« Je veux continuer à porter attention à mes intuitions pour trouver de nouvelles idées. Si j’avais eu des connaissances en matière de systèmes de refroidissement ou de vêtements, je n’aurais pas eu l’idée de ‘vêtements climatisés’ en premier lieu. J’aimerais créer des quantités de produits, non pas en me disant que telle chose est possible et telle autre impossible, mais plutôt dans le sens de ‘tiens, ce serait bien d’avoir quelque chose comme ça’. En réalité, je voudrais créer des produits comme un enfant qui se demanderait sans cesse ‘pourquoi ?’ ».
(Toutes les photos sont avec l’aimable autorisation de Kûchôfuku S.A.)



