Des bars d’une diversité stupéfiante

En février 2016, Go Miki, une artiste spécialisée dans différents domaines, a ouvert le « Bar Miki » dans la rue Hanazono Goban-gai, dans la partie nord du Golden-gai. Sur les murs de l’établissement, elle y expose ses œuvres, notamment des masques en bois sculpté et des pyrogravures. Elle invite aussi d’autres artistes et organise des événements ainsi que des expositions de photographies. « Je souhaite que les gens se sentent comme chez eux dans ce petit bar et qu’ils prennent du plaisir à converser avec les clients assis à leurs côtés », confie la jeune femme.

Go Miki est une artiste japonaise qui tient un établissement dans le Golden-gai, le « Bar Miki », où les clients peuvent boire et discuter tout en regardant ses œuvres exposées sur les murs.

Un bon endroit pour faire ses débuts au Golden-gai, c’est le Cambiare où aucun droit d’entrée n’est exigé. Pour calmer une petite faim, on peut déguster une pizza Margherita cuite sur place pour la modique somme de 500 yens (environ 3,80 euros). Ce bar situé dans la rue Hanazono Sanban-gai reçoit la visite de nombreux fans de films d’horreur en raison de son décor intérieur inspiré par le film culte italien Suspiria, réalisé en 1977 par le cinéaste Dario Argento.

Le décor intérieur pour le moins surprenant du bar Cambiare reproduit l’école de danse où se déroule le célèbre thriller Suspiria tourné en 1977 par le réalisateur italien Dario Argento.
Le bar Cambiare propose à sa clientèle des pizzas cuites sur place.

Un autre établissement à ne manquer à aucun prix est le Nabe-san qui a ouvert ses portes en 1973 dans la rue Hanazono Ichiban-gai. Ce lieu à l’atmosphère très particulière est un témoignage vivant de l’âge d’or du Shinjuku Golden-gai. Nao, la propriétaire, affirme : « Pour goûter aux joies du Golden-gai, il faut apprendre les règles qui régissent les comportements dans ses bars. L’expérience est d’autant plus gratifiante que l’on a pris connaissance de l’histoire du lieu avant de venir y boire. »

Le Nabe-san est l’un des établissements les plus anciens du Golden-gai. Il est toujours bondé en dépit de l’escalier plutôt raide qui mène au premier étage du bâtiment où il se trouve, dans la rue Hanazono Ichiban-gai. Derrière le bar, Nao, la patronne du lieu, affublée d’un chapeau.

L’art de s’adonner à la boisson avec une certaine élégance

Le Shinjuku Golden-gai regroupe dans un espace très réduit près de 300 débits de boisson minuscules dont chacun a une identité et des caractéristiques bien à lui. Il suffit de bien chercher pour en dénicher un où l’on se sente bien. Mais il faut savoir aussi ne pas trop s’attarder sous peine de faire preuve d’un « manque d’élégance » (yabo). Quand les lieux commencent à être bondés, l’usage veut que l’on sache partir pour laisser la place à de nouveaux arrivants. Aller de bar en bar est une chose qui va de soi dans cette partie de la capitale. Au point qu’il est tout à fait normal de demander au tenancier de vous indiquer d’autres adresses pour continuer sa tournée. Si vous allez au Golden-gai, ne manquez pas de vous rendre dans plusieurs établissements pour profiter pleinement de cet endroit à nul autre pareil.

Les voix fortes et les rires des fêtards emplissent les ruelles du Golden-gai tout au long de la nuit.

Bar Miki

Hanazono Goban-gai, 1-1-6 Kabuki-chô, Shinjuku-ku, Tokyo 160-0021

Cambiare

Hanazono Sanban-gai, 2F 1-1-7 Kabuki-chô, Shinjuku-ku, Tokyo 160-0021

Nabe-san

Hanazono Ichiban-gai, 2F 1-1-8 Kabuki-chô, Shinjuku-ku, Tokyo 160-0021
(D’après un article en japonais. Reportage et texte : Yamashita Kazuki. Photos : Kubo Takahiro)