Suivons les effluves de saké...
Nagaoka a racheté le terrain et les bâtiments de Kina Safuran-shu Honpo en 2017, et la ville a mis en place un programme de conservation. Dans la première phase du projet, un entrepôt de riz (kome-gura) restauré a été converti en musée et ouvert au public en octobre 2020. Les neuf bâtiments restants et le jardin seront renovés dans les dix prochaines années.
Non loin de là se situe Jô-gura, un musée qui remonte l‘histoire de la brasserie de saké Yoshinogawa, fondée en 1548. Le musée se situe dans un large entrepôt dont le toit est tenu en place avec des tirants en fer triangulaires. Le bâtiment date des années 1920 et il est classé Bien culturel. Les expositions comprennent des informations sur les méthodes de brassage du saké, d’anciens équipements pour la fabrication du saké, et une collection de vieilles bouteilles de saké.
En plus de ses réalisations architecturales, Yoshizawa Nitarô était aussi passionné de feux d’artifice. Il existe un festival de feux d’artifice à Nagaoka depuis 1879, et le tout premier sanshakudama, un feu d’artifice de légende qui fait 90 cm de diamètre, y aurait été déclenché. Ces spectacles pyrotechniques qui au départ étaient censés chasser les mauvais esprits, seraient malheureusement à l’origine d’un incendie au temple historique Kôfuku-ji en 1903, provoquant de graves dégâts. L’édifice avait servi de base principale du clan Nagaoka pendant la guerre civile de Boshin qui dura de 1868 à 1869, opposant les forces du shogunat à ceux qui voulaient restaurer la cour impériale. Que les feux d’artifice aient provoqué l’incendie ou pas, l’histoire reste associée à Yoshizawa Nitarô.
Des projets d’embellissement ont été réalisés dans différentes parties du quartier, y compris le long de la route de Mikuni. Enfin, des toilettes publiques inhabituelles font la renommée du parc de Settaya, étape pratique pour les visiteurs.
(Reportage, texte et photos de Nippon.com)







