Le sanctuaire de Kachiuma, ville d’Inashiki (préfecture d’Ibaraki)

Le sanctuaire de Kachiuma est auxiliaire de celui d'Ôsugi, non loin de là. (Pixta)
Le sanctuaire de Kachiuma est auxiliaire de celui d’Ôsugi, non loin de là. (Pixta)

L’origine du sanctuaire de Kachiuma remonte à l’époque Heian et l’établissement par la cour impériale d’un sanctuaire, appelé Bareki, pour la protection des chevaux de la ferme impériale dans un village (il s’agit aujourd’hui de Miho, qui se trouve dans la préfecture). Lorsqu’un centre d’entrainement de chevaux de courses est mis en place sur le site original de Bareki en 1978, l’heureuse coïncidence assure la venue de nombreuses personnes du monde des courses qui prient pour la bonne santé et les victoires de leurs chevaux.

(À gauche) Anba, le singe divin, menant un cheval sacré. (À droite) Une des branches noueuses de l'arbre sacré du sanctuaire évoque, par le plus  grand des hasards, une tête de cheval ! (© Pixta)
(À gauche) Anba, le singe divin, menant un cheval sacré. (À droite) Une des branches noueuses de l’arbre sacré du sanctuaire évoque, par le plus grand des hasards, une tête de cheval ! (© Pixta)

Le sanctuaire de Komatsunagi, ville de Tokyo

Le sanctuaire de Komatsunagi se situe dans l'arrondissement de Setagaya. (© Shibuya Nobuhiro)
Le sanctuaire de Komatsunagi se situe dans l’arrondissement de Setagaya. (© Shibuya Nobuhiro)

Le nom du sanctuaire de Komatsunagi remonte à Minamoto no Yoritomo (1147-1199), fondateur du shogunat de Kamakura. En route pour subjuguer les provinces du nord, il s’arrêta au sanctuaire et pria pour la victoire, attachant son cheval à un pin dans l’enceinte. Sa prière exaucée, le fait d’attacher (tsunagu) un cheval (koma) fut intégré au nom du sanctuaire.

Le nom du quartier où se trouve cet édifice, Shimo-uma, est aussi lié à Yoritomo. En traversant un torrent en face du sanctuaire, le cheval de Yoritomo perdit pied et se noya. Il fut donc décrété que dorénavant, tout cavalier traversant le torrent devra descendre de cheval (shimo-uma) et le mener en main. On trouve au sanctuaire des amulettes commémoratives en forme de cheval.

(À gauche) Un pont rouge enjambe le torrent qui est désormais souterrain. (À droite) Une amulette en forme de cheval. (© Shibuya Nobuhiro)
(À gauche) Un pont rouge enjambe le torrent qui est désormais souterrain. (À droite) Une amulette en forme de cheval. (© Shibuya Nobuhiro)

Le sanctuaire Arakawa Komagata, ville de Tôno (préfecture d’Iwate)

Des statues votives de chevaux au sanctuaire Arakawa Komagata (© Association de tourisme de Tôno)
Des statues votives de chevaux au sanctuaire Arakawa Komagata (© Association de tourisme de Tôno)

La région du Tôhoku (nord-est) est une terre de cheval, avec une pléthore de croyances liées à ces animaux. La légende des Oshira-sama, les protecteurs du foyer, est particulièrement répandue. Cette histoire d’une jeune villageoise qui était amoureuse d’un cheval est contée par Yanagita Kunio dans son recueil des Légendes de Tôno. Le sanctuaire Arakawa Komagata, protecteur de l’élevage de chevaux, est situé au sein des riches prairies d’Arakawa. Le festival annuel du sanctuaire, en mai, attire les éleveurs qui viennent admirer le défilé du cheval sacré. Selon la tradition, un des moines du sanctuaire aurait vu la divinité de la montagne chevauchant un cheval blanc, et il reproduisit cette image qui est vénérée en tant que l’esprit de la divinité. L’approche vers le sanctuaire s’effectue par d’anciens portiques torii dans la forêt, donnant l’impression de se retrouver dans une atmosphère mystique.

Les anciens torii du sanctuaire (© Association de tourisme de Tôno)
Les anciens torii du sanctuaire (© Association de tourisme de Tôno)

(Photo de titre : le sceau goshuin et la sculpture du cheval du sanctuaire de Fujinomori. © Shibuya Nobuhiro)