Le mont sacré Osore-zan s’élève autour du lac Usori, dans les confins septentrionaux d’Aomori.
Les rives d’Usori sont parsemées d’offrandes destinées aux défunts, dont des moulins à vent destinés à réconforter les âmes solitaires des enfants disparus.
Des tas de pierres bordent la zone connue sous le nom de Sai no Kawara, une référence à la rive séparant les deux mondes dans la tradition bouddhique japonaise. Les cairns sont déposés ici au nom des enfants qui ont quitté ce monde avant d’avoir pu accomplir leur devoir filial sacré envers leurs parents.
Le lac Usori et la plage Gokuraku-hama se parent des premiers rayons du soleil.
Une paire de Niô (rois gardiens) orne la porte du temple Bodai-ji. Les Niô sont censés prononcer les syllabes sanskrites ah et hum, ayant pour signification « le souffle divin » et « le cosmos dans son intégralité » (du début à la fin).
Une maison de bain rustique sur le terrain du temple permet aux visiteurs d’accéder à Yakushi-no-yu (ainsi nommée d’après le Bouddha de la guérison appelé Yakushi), l’une des sources thermales sulfureuses d’Osore-zan.
Le temple Bodai-ji appartient désormais à l’école Sôtô du bouddhisme zen. Il est fermé en hiver, lorsque la région subit de fortes chutes de neige.
« Où vont les âmes des gens lorsqu’ils meurent ? » a demandé le prêtre dans son sermon. « Elles vont rejoindre leurs proches. » Cette réponse était pleine de sens pour moi.
Le ruisseau qui coule sous le pont rouge s’appelle Sanzu-no-kawa, l’équivalent bouddhique du fleuve Styx de la mythologie grecque.
Des serviettes pour les mains et des sandales en paille entourent la statue en pierre du prêtre Tendai Ennin, qui aurait découvert Osore-zan et fondé le Bodai-ji en 862. Les pèlerins offrent ces objets afin de prier pour hâter le voyage des âmes de leurs proches vers l’au-delà.
Une vue des six Jizô, correspondant aux six royaumes de l’existence dans lesquels les âmes sont réincarnées dans le cycle bouddhique de la réincarnation. Jizô est un bodhisattva dédié à alléger la souffrance de tous les êtres vivants.