Les hirondelles

Les hirondelles migrent au Japon en avril, après avoir passé l’hiver dans des pays plus chauds du sud lointain. On dit qu’elles construisent leurs nids à proximité des hommes pour se protéger des prédateurs. Il existe une croyance au Japon selon laquelle la présence d’un nid d’hirondelles sur une maison est de bon augure, et qu’elle est un gage de réussite dans les affaires et de continuité de la lignée familiale.

Hirondelles nichant sur une maison
Hirondelles nichant sur une maison

Les pissenlits

Les pissenlits sont des fleurs vigoureuses, qu’on rencontre fréquemment dans les fissures du béton. Au Japon, il y a des espèces indigènes et des espèces exotiques. Les variétés indigènes ont besoin d’être pollinisées par les abeilles ou d’autres insectes, et elles ne fleurissent que du mois de mars au mois de mai.

Pissenlits japonais indigènes
Pissenlits japonais indigènes

Hatsu-niji (premier arc-en-ciel)

Le mot hatsu-niji désigne le premier arc-en-ciel apparu après le début du printemps. Bien que niji, ou « arc-en-ciel », soit un terme saisonnier associé à l’été, le mot hatsu-niji est utilisé à la fin du printemps.

Un arc-en-ciel au-dessus du quartier de Minatomirai, à Yokohama
Un arc-en-ciel au-dessus du quartier de Minatomirai, à Yokohama

L’udo et l’asperge

L’udo et l’asperge sont tous deux de saison à cette époque de l’année. La culture de l’udo se pratique depuis l’époque d’Edo. Les extrémités sont appréciées dans la tempura, tandis qu’on frit les tiges pour préparer le kinpira, à moins qu’on préfère les bouillir et les assaisonner de moutarde, de vinaigre et de miso.

L’asperge a été introduite au Japon à l’époque d’Edo. On dit qu’elle est similaire à l’udo. Il en existe des variétés vertes, blanches et pourpres.

Udo (à gauche) et trois variétés d'asperges : vertes, blanches et pourpres
Udo (à gauche) et trois variétés d’asperges : vertes, blanches et pourpres

Le hotaru-ika (encornet luisant)

Doté d’un corps long de cinq à sept centimètres, le hotaru-ika (encornet luisant) émet une lumière bleue provenant d’un organe bioluminescent. Il vit en eau profonde, entre 200 et 600 mètres sous la surface de la mer. Vers la fin de sa vie, il se rapproche du rivage pour pondre, puis il meurt peu après et les vagues le rejettent sur la plage. Du mois de janvier au mois de mai, on en trouve de grandes quantités dans la baie de Toyoma, et le spectacle ainsi produit est considéré comme un monument naturel spécial. Le hotaru-ika a une chair ferme, mais tendre et non dénuée de douceur. On peut le manger en sashimi ou saumuré dans de la sauce soja.

Bancs de hotaru-ika luisants dans la baie de Toyama (à gauche) et hotaru-ika servis en sahimi
Bancs de hotaru-ika luisants dans la baie de Toyama (à gauche) et hotaru-ika servis en sahimi

(Photo de titre : coccinelle sur un pissenlit. Toutes les photos : Pixta, sauf mention contraire)

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