Les libellules
On dit qu’il existe 200 espèces de libellules au Japon. À l’époque des Royaumes combattants (1467-1568), les libellules, qui ne volent qu’en avant, étaient considérées comme un symbole propice de détermination. Le guerrier Maeda Toshiie (1538-1599) portait un casque orné d’une libellule à l’avant.
Les figues
Les figues sont de saison de la fin août au début octobre. Le kanji employé pour écrire figue (無花果, ichijiku) en japonais veut dire « fruit sans fleur », du fait que la fleur, qui éclot à l’intérieur du fruit, n’est pas visible de l’extérieur. C’est un fruit idéal pour la confection de confiture ou de compote.
Le sudachi
On dit que le nom de cet agrume, dérivé de su, ou vinaigre, et tachibana, qui désigne une sorte d’orange, vient des temps anciens, quand on employait le sudachi en guise de vinaigre. Sa saison de pointe s’étend du mois d’août au mois d’octobre, et la préfecture de Tokushima est la principale région de production. Son arôme raffiné aiguise l’appétit, tandis que sa légère acidité est censée prévenir le rhume, soulager la fatigue et embellir la peau. (Voir aussi notre article : « Yuzu », « sudachi » et « kabosu » : un zeste d’agrume qui transforme la cuisine japonaise)
Les sardines
Bien que les sardines japonaises (iwashi) se pêchent tout au long de l’année, on considère qu’elles sont de saison à partir de la saison des pluies (mi-juin) jusqu’à la fin de l’automne, époque où elles sont particulièrement grasses. On peut les servir crues en sashimi, salées et grillées, ou encore coupées en petits morceaux pour faire des boulettes de poisson.
(Article supervisé par Inoue Shôei, chercheuse sur le calendrier et auteure, prêtresse shintô, professeure invitée à l’université Tôhoku Fukushi. Photo de titre : le grand festival de feux d’artifice Kita-Biwako dans la préfecture de Shiga. Toutes les photos sont de Pixta, sauf mentions contraires.)




