Le père de Rotz, missionnaire français aimé des pêcheurs et des paysans
Descendons maintenant la colline en direction de l’église de Kurosaki, située à environ 1 km, qu’Endô Shûsaku a visitée avant de débuter l’écriture de Silence. C’est après avoir entendu le prêtre raconter des histoires sur la façon dont s’est transmis le christianisme dans la région qu’il a décidé de présenter la région comme cadre de son roman.
Plusieurs sites historiques et d’archives liés aux missionnaires chrétiens, notamment le sanctuaire de Karematsu et l’église de Kurosaki, se trouvent à proximité du musée littéraire de Endô Shûsaku. Dans le village voisin de Shitsu, à côté du village de Kurosaki, on trouve l’église de Shitsu, l’ancien hôpital de secours de Shitsu, le musée commémoratif du Père de Rotz, le musée de l’histoire et du folklore de Sotome, le cimetière (chrétien) de Nomichi et le monument du silence. En outre, la localité voisine d’Ôno abrite l’église d’Ôno. Les deux localités figurent sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco comme partie d’un ensemble appelé « Sites chrétiens cachés de la région de Nagasaki ».
Tous ces sites historiques tournent autour de la figure-clé du Père de Rotz.
Son nom complet était Marc Marie de Rotz, un missionnaire français appartenant à la Société catholique des missions étrangères de Paris, il est arrivé au Japon en 1868 et a été affecté au village de Kurosaki, où, en plus de son travail de missionnaire, il a investi ses fonds personnels dans des projets d’aide sociale pour les résidents pauvres.
Par ailleurs, anecdote intéressante : le père de Rotz serait aussi à l’origine des macaronis au Japon. Il y a construit une usine de macaronis et a travaillé avec les villageois pour produire des pâtes. Au restaurant Yûhigaoka Sotome, à proximité du musée littéraire Endô Shûsaku, vous pouvez goûter les do Ro-sama sômen, c’est-à-dire les « nouilles sômen du Père de Rotz », légèrement plus épaisses et plus fermes que les sômen classiques.





