Le bentô super écolo

Les étudiants du professeur Shibata se sont mis à développer des déjeuners utilisant les nouveaux steaks de poisson. Après de nombreux échanges d’opinions entre les deux parties pendant près d’un an et demi, cinq variétés ont été mises au point. Ces nouveaux bentô (boîte-repas) sont vendus comme étant des produits « bons pour le corps et pour l’environnement », et comme des aliments respectant les ODD.

Les étudiants du professeur Shibata posent avec leurs bentô écologiques juste avant la mise en vente des produits.
Les étudiants du professeur Shibata posent avec leurs bentô écologiques juste avant la mise en vente des produits.

L’un de ces bentô est le « locomoco », inspiré du fameux plat hawaïen. On y trouve donc un steak de poisson (thon ou saumon) enrobé de sauce brune sur une motte de riz mixte recouverte d’un œuf frit, de poivron rouge et jaune, de tranches d’avocat et de tomates-cerises.

Un des autres bentô à base de saumon est particulièrement coloré avec ses stries rose, vert et jaune. Les garnitures de saumon aigre-doux effiloché, d’épinards et d’œufs brouillés recouvrent du riz blanc. Les jeunes concepteurs de ce repas ont souhaité créer un « apparence attractive pour la génération Instagram », en ayant la conviction que l’apparition du produit sur les réseaux sociaux permettrait de promouvoir la prise de conscience autour des ODD. « Nous n’aurions jamais pensé à cela, ni au bentô locomoco », déclare Seto avec admiration. « Ces jeunes gens savent vraiment comment rendre ces plats plus attrayants. »

Les bentô « locomoco » à base de steak de saumon ou de thon coûtent 498 yens (3,9 euros).
Les bentô locomoco à base de steak de saumon ou de thon coûtent 498 yens (3,9 euros).
Ce bentô coloré à base de saumon est proposé à 450 yens (3,5 euros).
Ce bentô coloré à base de saumon est proposé à 450 yens (3,5 euros).

Le bentô le plus « haut de gamme » des cinq comprend un assortiment savoureux : steak de poisson, chinchard frit, thon grillé avec de la pâte de miso, pâte de poisson chikuwa, morceaux de pâte de poisson kamaboko, tofu frit, et de l’omelette sucrée tamagoyaki. Un des étudiants déclare avec fierté : « On a réussi à inclure le plus de produits à base de poisson possible, tels que des produits grillés, frits et sous forme de pâte, et même en tempura. C’est définitivement un menu complet ! »

Le bentô le plus cher coûte 598 yens (4,6 euros). L’étiquette sur la boîte clame fièrement : « Crée conjointement avec les étudiants du séminaire du professeur Shibata de l’Université municipale de Yokohama. »
Le bentô le plus cher coûte 598 yens (4,6 euros). L’étiquette sur la boîte clame fièrement : « Crée conjointement avec les étudiants du séminaire du professeur Shibata de l’Université municipale de Yokohama. »

Manger en faisant du bien à la planète

Les boîtes à bentô elles-mêmes sont en plastique biodégradable contenant 30 % de matériaux biomasse dérivés des végétaux, une conception venue aussi directement de l’imagination des étudiants, qui ne voyaient pas l’intérêt d’utiliser des ingrédients conformes aux Objectifs de développement durable si les boîtes n’avaient pas de vertus écologiques...

Les cinq bentô ont fait leur première apparition dans un supermarché de Yokohama le 1er décembre, promus par des affiches plutôt tape-à-l’oeil créées par les étudiants. Les repas sont déjà un succès auprès des consommateurs locaux et continueront à se vendre dans le supermarché tout au long de l’année 2022.

« Implémenter des Objectifs de développement durable semble être une tâche particulièrement difficile, jusqu’à ce que l’on réalise qu’on peut commencer par de petites choses », déclarent les étudiants en faisant le bilan du projet. Ils encouragent également les consommateurs à « essayer nos bentô. Nous sommes sûrs que vous vous sentirez satisfaits d’avoir fait un peu de bien à notre planète ».

Les affiches fabriquées à la main par les étudiants attirent le regard.
Les affiches fabriquées à la main par les étudiants attirent le regard.

Pour que les jeunes consomment encore plus de poisson

Les employés de Yokoshoku ayant travaillé avec les étudiants partagent le même avis : « Nous avons appris que l’approche créative des étudiants était plus efficace que le marketing conventionnel à sens unique qui tente de s’imposer au consommateur. Il est important que les jeunes sensibilités puissent s’exprimer afin d’amener la nouvelle génération à consommer davantage de poisson. Les produits maritimes ont toujours été un des piliers de la cuisine japonaise. Nous continuerons à travailler avec les étudiants afin de rétablir sa popularité historique dans l’Archipel. »

Les étudiants montrent une fierté toute particulière vis-à-vis de leur accomplissement. L’un deux déclare : « J’ai toujours préféré la viande, mais après avoir travaillé pour ces paniers-repas, j’ai commencé à réaliser à quel point le poisson pouvait être à la fois nourrissant et délicieux. » Et un autre d’ajouter : « Je vais continuer à promouvoir les attraits du poisson et des autres produits de la mer, ainsi que la nécessité de remplir les Objectifs de développement durable. »

Les étudiants dégustent leurs créations.
Les étudiants dégustent leurs créations.

(Photos de Nippon.com)