Fabriquer du saké de qualité supérieure
Depuis, beaucoup de choses ont changé, tant pour Masuichi que pour l’industrie du saké en général. Dans les années 1960, alors que les grands fabricants se développaient grâce aux nouvelles méthodes de production en série et de machines modernes, les brasseurs locaux ont subi une pression croissante et un grand nombre d’entreprises de petite taille n’y ont pas survécu. Ces pressions se sont intensifiées à mesure que la consommation de saké japonais entrait dans une phase de déclin généralisé vers le milieu des années 1970. Bientôt, même d'anciens établissements tels que Masuichi étaient confrontés à une crise existentielle. Dans les années 1990, ils firent face à un dilemme : mettre les bouchées doubles pour une production en série et concurrencer les grands fabricants, ou alors exploiter le marché en pleine croissance des boissons de luxe en se concentrant sur le saké artisanal haut de gamme. Masuichi a choisi la deuxième option.
« Chaque saké que nous vendons sous sa propre marque doit avoir une saveur unique », explique Ichimura Tsugio. « Nous n'utilisons que du riz à saké de qualité supérieure, même pour le kakemai(*1) utilisé pour la préparation de la mixture principale. On ne peut pas vraiment dire que notre méthode soit des plus rentables. Mais la valeur ajoutée apportée à notre saké, elle, fait la différence. »



