Dans cette auberge, les pensionnaires ne sont pas accueillis par un classique « bienvenue !» (Irasshaimase), mais plutôt par un étonnant « bon retour à la maison !» (Okaerinasai). Comme si votre famille vous attendait en préparant le repas dans la cuisine… On s'y sent en effet comme chez soi !
Les anciennes mines d’argent d’Iwami Ginzan sont les plus grandes du Japon. Elles atteignirent leur apogée entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle, et depuis juin 2007, elles sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco (voir la carte complète). Les mines se trouvent dans la ville d’Ôda, préfecture de Shimane. Et c’est également en cet endroit, dans le quartier d’Ômori, que la singulière auberge Takyô Abeke vous accueille, embaumant l’atmosphère d’un parfum de nostalgie.
Cette maison était autrefois la résidence d'Abe Seibee, nommé par la province de Kai (aujourd’hui à la préfecture de Yamanashi) en tant que responsable de la direction de la mine d’argent pendant la période d’Edo. Cette demeure modeste, qui date de plus de 230 ans, présente les caractéristiques d’une résidence de samouraïs, avec plusieurs salles de tatami séparées par un fusuma, une sorte de porte coulissante dans une maison traditionnelle japonaise.
Le village est en proie au dépeuplement, si bien que la maison est restée inhabitée depuis longtemps. Mais Matsuba Tomi, qui dirige une entreprise de confection de vêtements dans le quartier, a décidé de la racheter et de la rénover. Ce sont dix années de travaux qui ont été nécessaires pour en faire l’auberge Takyô Abeke.
La réintroduction d’un grand four traditionnel kamado est l’élément le plus important parmi les travaux de rénovation, car le riz que l'on prépare avec est la garantie d’un bon repas !







