Lorsque quatre anciens routards se sont réunis et ont mis à profit leurs expériences pour créer une entreprise, le résultat a donné Backpackers’ Japan. La société possède maintenant quatre maisons d’hôtes dont le charme unique les rend populaires auprès des voyageurs, mais aussi des locaux grâce à leurs bars et restaurants lounge. Nous avons rencontré le PDG de Backpackers’ Japan, Honma Takahiro, pour en savoir plus.
Des gîtes inspirés par l’expérience des routards
Une vieille maison de presque un siècle, un vieil immeuble de bureaux, un entrepôt de magasin de jouets et un autre d’une entreprise d’éclairage. Ces quatre structures connaissent aujourd’hui une nouvelle vie en tant qu’auberges de jeunesse.
La société à l'origine de cette renaissance est Backpackers’s Japan, une entreprise lancée en 2010 par quatre jeunes entrepreneurs d’une vingtaine d’années.
Avec trois gîtes situés à Tokyo (quartier de Kuramae, Iriya, et Higashi-Nihonbashi) et un autre à Kyoto (quartier de Kawaramachi), la société s'est efforcée de créer une atmosphère chaleureuse et accueillante, dotée d’un personnel souriant, et offrant des espaces toujours pleins de vie. La devise de l’entreprise représente la philosophie de ses créateurs : « dépasser les frontières pour créer des espaces où les gens peuvent se rassembler ». Et Backpackers’ Japan fait également de ses relations avec les communautés environnantes un avantage.
La philosophie de l'entreprise respecte évidemment la liberté de chacun : personne n’est obligé d’intéragir avec autrui si elle préfère se reposer seule dans sa chambre ! L’homme responsable de la création de ce type d’espace est le PDG de Backpackers’ Japan, Honma Takahiro. Cette idée lui était venue sur la base de ses propres expériences de voyageurs.
« À vingt ans, je suis parti voyager à travers l’Australie. C’était la première fois que je séjournais dans des auberges, et je trouvais ces endroits vraiment très amusants. Il y avait des Européens, des Américains, des Asiatiques, des Australiens de la région, et tous ces gens se réunissaient sans distinction de nationalité, buvant des bières tout en discutant et passant un bon moment. C'était vraiment une excellente expérience. »
En plus des agréables conversations spontanées avec les locaux et les autres voyageurs, Honma a déclaré qu’en Australie, il jouait de la musique dans la rue avec des personnes qu’il rencontrait au cours de ses voyages. Il s’étonnait également des différentes manières dont on pouvait gagner un peu d’argent par ses propres moyens. Après son voyage d'un an et son retour à la maison, il avait perdu tout désir de réaliser son objectif initial, qui était d'obtenir son diplôme universitaire et de devenir professeur de lycée. Il voulait maintenant créer une entreprise liée aux voyages.
Travailler avec les artisans pour créer des espaces uniques
Backpackers’ Japan a ouvert ses portes en octobre 2010 avec sa première auberge, baptisée Toco, une maison de style japonais construite il y a 90 ans à Iriya, Tokyo, puis rénovée. Sont venues ensuite l’auberge et bar lounge Nui à Kuramae, Tokyo, en 2012, puis le Len à Kyoto en 2015 et, plus récemment, le Citan à Higashi-Nihonbashi, Tokyo, en 2017.
Chacune des auberges a une atmosphère différente, en partie grâce aux charpentiers et aux autres artisans qui ont aidé à les rénover. Ces travailleurs ont été embauchés via un service qui met en correspondance des ouvriers freelance avec des chefs de projet. Backpackers’ Japan a défini l’agencement général de chaque auberge de jeunesse, puis a embauché toutes sortes d’artisans, allant des charpentiers fabriquant des cabanes dans les arbres aux ouvriers métallurgistes, en passant par les ouvriers du cuir. Une fois que Honma et ses collègues décidaient d'un design, ils ne se contentaient pas de donner de l'argent à un seul entrepreneur tout en restant assis. Ils voulaient être impliqués de manière proactive dans le développement avec l'aide de plusieurs professionnels individuels.
Honma déclare que lorsque le moment était venu de choisir un bien immobilier, il était évident que le bon accès aux aéroports et aux gares ferroviaires était un facteur décisif, mais que le plus important était la première impression ressentie en découvrant chaque bâtiment.






