La situation à Fukushima
À cause des rejets importants de matières radioactives suite à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, neuf municipalités autour de la centrale sont toujours désignées zones d’évacuation (partiellement pour trois d’entre elles).
Elles sont divisées en trois types : « zone de retour difficile », où l’accès est restreint dû aux rayonnements radioactifs, « zone d’habitat limité » et « zone de préparation au retour » où l’effort de reconstruction progresse en vue du retour des habitants. En septembre 2015 dans le bourg de Naraha, qui est situé au sud de la centrale nucléaire de Fukushima Daini, l’ordre d’évacuation a été levé quatre ans et demi après l’accident.
Les travaux de décontamination toujours en cours
Selon la préfecture de Fukushima, il y a à l’heure actuelle près de 98 000 personnes contraintes de vivre en tant que réfugiés, dont plus de 43 000 en dehors de la préfecture. Afin de suivre l’évolution du taux de rayonnement radioactif dans l’air, la préfecture de Fukushima et l’État ont installé 624 postes de surveillance et ont doté des écoles, des parcs et des crèches de plus de 3 000 dosimètres fonctionnant en temps réel. Les résultats des mesures sont disponibles sur le site internet Fukushima Prefecture radioactivity mesurement map.
Pour réduire la dose de rayonnement dans l’air, des opérations de décontamination ont été réalisées, consistant en la tonte systématique de l’herbe, un nettoyage des toits de maison à eau sous haute pression et la suppression de la couche de surface du sol. L’État est en charge de la centrale nucléaire et de ses environs et les autres zones sont à la charge de chaque municipalité (voir ci-dessous).
Ci-dessous, la situation actuelle des opérations de décontamination menées par les municipalités. Malgré de fortes progressions, le travail n’est pas encore achevé.
Le 23 février, le ministre de la reconstruction Takagi Tsuyoshi s’est exprimé sur les doses de rayonnement lors d’une conférence de presse : « En plus des opérations de décontamination, les rayonnements s’atténuent naturellement ; il est indéniable que les doses sont en train de diminuer. Comparé à novembre 2011, une baisse d’environ 65 % a été enregistrée. En novembre 2015, la dose de rayonnement dans l’air dans la préfecture de Fukushima, en particulier dans la ville de Fukushima, le chef-lieu de la préfecture, est de 0,19 microsievert par heure. Il est de 0,07 microsievert dans Iwaki, la ville la plus peuplée. Dans Kôriyama, la deuxième ville la plus peuplée, il est de 0,11. C’est pratiquement le même niveau que dans les principales grandes villes du monde. »
(Photo de titre : inscription « Allez ! Ishinomaki » pour encourager les habitants d’Ishinomaki, une des villes où le tsunami a fait le plus de victimes. C’est ici aussi que les cérémonies de commémoration sont tenues. 5 février 2016.)


