Gare aux courbatures !

Avec ses nombreuses montées et descentes, l’exploration d’Enoshima requiert une certaine dose d’endurance. Prenons donc une petite pause dans l’un des cafés mis en avant dans l’anime Tari Tari. Le premier, Enomaru, est une boutique doté d’une ambiance rétro et nostalgique et vendant des produits artisanaux, tels que des cartes postales en papier washi et d’autres objets. Dans le premier épisode de Tari Tari, on voit Konatsu et Sawa manger ici un gâteau à la banane fait maison, tandis que dans le troisième épisode, Wakana y déguste seule un thé.

Gare aux courbatures ! Toute balade sur l’île implique de nombreuses montées et descentes.
Gare aux courbatures ! Toute balade sur l’île implique de nombreuses montées et descentes.

La deuxième boutique, Aburaya, est un café japonais à l’ancienne qui propose également des sucreries traditionnelles. Il est très présent dans Tari Tari (où il est appelé Kokageya) puisqu’il constitue la demeure familiale de Wakana. On peut le repérer facilement car les personnages sont régulièrement dessinés sur un panneau stratégiquement placé près de l’entrée. Sa spécialité est le shiratama zenzai (soupe sucrée aux haricots azuki avec des boulettes de farine de riz) accompagné de glace au matcha.

Le panneau à l'entrée du café Aburaya
Le panneau à l’entrée du café Aburaya

L’abysse de Chigogafuchi

Après avoir descendu un autre escalier particulièrement raide, nous arrivons enfin à l’arrière de l’île et à la côte rocheuse connue sous le nom de Chigogafuchi. Ce magnifique plateau érodé par la mer a été créé par un phénomène de soulèvement provoqué par le grand séisme du Kantô de 1923. Il est connu pour la férocité des vagues qui s’y écrasent incessamment.

Depuis la passerelle de l'abysse de Chigogafuchi
Depuis la passerelle de l’abysse de Chigogafuchi

Ce lieu a été sélectionné comme l’un des 50 sites pittoresques de la préfecture de Kanagawa, pour la bonne raison que d’ici, on peut apercevoir l’île Izu Ôshima au sud, et le mont Fuji, ainsi que les montagnes de Hakone et de Tanzawa, à l’ouest. C’est un endroit particulièrement prisé pour la pêche en bord de mer, et à marée basse, il fourmille de visiteurs venus en explorer tous les recoins.

Cependant, faites attention où vous mettez les pieds. Les rochers sont souvent glissants, et certaines des flaques d’eau, en apparence inoffensives, peuvent faire plus d’un mètre de profondeur. Dans Tari Tari, par exemple, il y a une scène où Konatsu perd pied et finit aspirée par l’une d’elles, tout comme les poissons qui se retrouvent régulièrement piégés à marée basse…

De plus, comme Chigogafuchi se situe presque au niveau de la mer, il est toujours bon de vérifier la météo à l’avance, et si les eaux sont agitées, d’éviter les rochers et de profiter de la vue depuis une distance sûre.

La côte rocheuse de Chigogafuchi
La côte rocheuse de Chigogafuchi

Sur le chemin du retour, un raccourci pratique permet aux marcheurs fatigués d’éviter tous les pénibles escaliers du secteur. Il vous suffit de tourner à droite lorsque vous atteignez le sanctuaire d’Okutsu, puis de prendre le premier sentier à gauche. Suivez-le et en quelques minutes, vous serez de retour au sanctuaire d’Enoshima. Et si vous visitez la région pendant un week-end ou un jour férié, vous pouvez même rentrer en bateau. Un ticket vous permettant de faire un trajet jusqu’à la jetée d’Enoshima ne vous coûtera que 400 yens.

Le sanctuaire Enoshima
Le sanctuaire Enoshima

(Photo de titre : © Gianni Simone. Toutes les autres photos : © Benjamin Parks)