Sugi-no-ôsugi, le grand cèdre du Japon (préfecture de Kôchi)

Espèce : cèdre du Japon (Cryptomeria japonica)
Localisation : Sanctuaire Yasaka – Sugi, Ôtoyo-chô, Nagaoka-gun, Kôchi-ken, 789-0311
Circonférence : 15,6 m, hauteur : 52 m, âge : 3 000 ans
Patrimoine naturel du Japon
Taille ★★★★★
Vigueur  ★★★
Forme  ★★★★
Branchage ★★
Majesté  ★★★★★

En évoquant le plus grand cèdre du Japon, nous pensons tout de suite au Jômon sugi de l’île de Yakushima. Mais avant sa découverte en 1966, c’est ce Sugi-no-ôsugi de la préfecture de Kôchi qui était le plus souvent considéré comme tel. L’un des deux seuls cèdres classés patrimoine naturel spécial du Japon en tant qu’arbre unique était probablement le plus connu depuis les temps les plus anciens.

L’endroit où se trouve le grand cèdre (ôsugi) s’appelait autrefois Ôsugi-mura, ou village du Grand cèdre. Rebaptisé Ôtoyo-chô après une fusion en 1955, la ligne de chemin de fer Do-San à proximité a conservé le nom de la gare Ôsugi, ce qui montre bien que cet arbre a non seulement une présence particulière mais qu’il fait également la fierté des habitants. Le cèdre est composé de deux souches, l’une au sud et l’autre au nord, la souche du sud étant plus grande que celle du nord. La souche sud possède des racines en contreforts et semble avoir absorbé les petits plants qui ont poussé sur ses côtés. La hauteur de cet arbre est particulièrement remarquable. 68 mètres, selon les documents de l’Agence des Affaires culturelles de l’ère Shôwa. Ce cèdre était donc connu comme étant le plus haut du Japon.

Sur la base de ces informations, l’arbre a été mesuré une nouvelle fois en 2001 avec un dendromètre qui a indiqué le chiffre de 57 mètres. Par la suite, en 2016, les résultats des mesures avec un télémètre laser ultra-perfectionné ont donné 52 mètres. Ce chiffre malheureusement bien loin des 68 mètres s’explique probablement par le fait qu’en raison de la répétition des typhons, la cime n’a cessé de se dessécher et l’arbre de perdre ainsi de sa hauteur. Mais il est impressionnant de penser que, dans la préfecture de Kôchi surnommée l’avenue des typhons, un cèdre de près de 70 mètres, hauteur maximale pour un arbre de ce type, ait pu vivre aussi longtemps.