Après le bain, pensez à vous hydrater

Avant de retourner au vestiaire, essuyez-vous avec la serviette fine bien essorée. Ne pénétrez pas dans le vestiaire le corps tout dégoulinant, on vous regarderait de travers. Attendez d’être sec (à l’aide d’un ventilateur, cela ne prendra pas longtemps !) ou essuyez-vous avec une serviette de bain sèche si vous en avez une. Une fois la transpiration évacuée, vous pouvez vous rhabiller puis regagner le hall commun. C’est un autre plaisir exquis que d’acheter une bonne boisson fraîche au sortir du bain ! Dernier conseil pour une satisfaction totale : restez admirer le jardin sur un fauteuil de la terrasse.

Le Takarayu possède une terrasse devant le jardin. Appréciez la qualité du temps qui passe...
Du lait, du café au lait sucré, du lait aux fruits... Les boissons en bouteilles sont un classique des bains publics.

Le sentô est une agora

Le plaisir des bains publics, c’est celui de se sentir propre et requinqué. Mais pas seulement. On y rencontre aussi toutes sortes de gens. Les personnes âgées aiment y croiser des amis et bavarder sans manières. Chacun peut y être très « déboutonné », c’est le cas de le dire. Le sentô un point de l’espace-temps où l’on se sent retrouver le confort de l’enfance.

Furo Wakuzô continue de fréquenter les bains publics avec ses stagiaires. Que l’on y soit seul ou accompagné, c’est un endroit qu’il est impossible de ne pas apprécier. Et quand on fréquente souvent le même à heure fixe, il n’est pas rare d’y croiser les mêmes personnes qui deviennent des « compagnons de bain », que l’on se surprend à attendre lorsqu’ils ne sont pas là. Vous êtes en déplacement et vous cherchez à vous fondre dans l’atmosphère ? Alors n’hésitez pas à visiter le sentô local quand l’envie vous en prend, pas besoin de réservation ! Les visiteurs étrangers aussi, quand ils maîtrisent à la perfection les us et coutumes des bains publics, peuvent apprécier de se mettre dans la peau du petit peuple du Japon d’antan.

Furo Wakuzô (à gauche) est conteur public. Il lui arrive de participer à des événements promotionnels, en transformant le sentô en salle de spectacle ou de concert (ici au Kosugiyu de Kôenji). Oui, les sentô savent se diversifier !
(Reportage et texte : Waga Naofumi, plant Q. Photos : Katô Kumazô. Avec la collaboration de l’Association d’Adachi pour le développement de la culture des sentô)