La plantation du riz

Au début de la plantation du riz, on célèbre la cérémonie saori pour accueillir la divinité des rizières. « Sa » fait référence à la divinité et « ori » veut dire « descendre » (des cieux). Certaines régions organisent des festivals, appelés onda-matsuri ou onda-sai, au cours desquels les gens mangent du sekihan (riz rouge préparés avec des haricots azuki et du riz mochi) et prient pour obtenir d’abondantes récoltes et une bonne santé.

La plantation du riz
La plantation du riz

Hashirizuyu

Hashirizuyu, ou « saison des pluies fugace », désigne la brève période d’averses persistantes qui précède la saison des pluies proprement dite. L’Agence météorologique japonaise annonce le début officiel de la saison des pluies alors que hashirizuyu s’éloigne vers le nord de l’archipel.

Shijyûkara, la mésange japonaise

C’est également la période de reproduction de la mésange japonaise (Parus minor) dans le pays tout entier. Elle a une tête noire dotée de deux joues blanches, et le dessous de son corps est orné de bandes noires caractéristiques qui partent du cou et descendent jusqu’à la queue. À partir du début de l’été, elle pond et s’occupe de ses petits.

Le changement de garde-robe

Au Japon, l’habitude de changer de garde-robe pour revêtir les habits d’été en juin et ceux d’hiver en octobre remonte, dit-on à l’introduction des uniformes pour les étudiants et les fonctionnaires à l’ère Meiji (1868-1912). Cette tradition s’est perpétuée jusqu’à nos jours dans les écoles et dans certaines entreprises. (Voir notre article : L’uniforme scolaire à travers les âges au Japon)

Uniformes d’écoliers pour l’été (à gauche) et l’hiver.
Uniformes d’écoliers pour l’été (à gauche) et l’hiver.

Les fèves

Les fèves, qui semblent vouloir grimper jusqu’au ciel, sont appelées pour cette raison soramame en japonais, littéralement les pois (mame) du ciel (sora). Elles perdent rapidement leur fraîcheur, si bien qu’il convient de les cuire peu après leur acquisition. Les fèves sont excellentes bouillies dans de l’eau salée, grillées ou sous forme de beignet tempura, et elles ajoutent une touche printanière aux salades, aux soupes ou aux pâtes. Dans la préfecture de Kanagawa, on fait griller les fèves préalablement séchées, avant de les plonger dans un mélande de sauce soja, de sucre et de piment. Du fait qu’elles sont grillées, et non pas bouillies, elles ont une texture croustillante.

Fèves
Fèves

Le poulpe (tako)

Le poulpe commun est de saison en divers endroits du pays. Le poulpe est mentionné dans l’Izumo-no-kuni fudoki, un ouvrage compilé au VIIIe siècle, ce qui montre bien que les Japonais l’apprécient depuis les temps anciens. À l’époque d’Edo (1603-1868), on disait que le poulpe faisait partie des aliments préférés des femmes, au même titre que le taro et la citrouille kabocha. Le poulpe se consomme de bien des façons au Japon, notamment en sashimi, bouilli, frit, en vinaigrette et sous forme de boulettes takoyaki.

Poulpe bouilli (à gauche), et préparé en sashimi
Poulpe bouilli (à gauche), et préparé en sashimi

(Article supervisé par Inoue Shôei, chercheuse sur le calendrier et auteure, prêtresse shintô, professeure invitée à l’université Tôhoku Fukushi. Photo de titre : épis de blé oscillant dans la brise d’été. Toutes les photos : Pixta, sauf mention contraire)