Des applications possibles pour l'automobiles, la construction navale ou l'éolien
Les recherches se poursuivent sur la sécurité du PRFC. On sait par exemple qu'un choc sur du PRFC peut causer une exfoliation, ce qui augmente le risque qu'il soit ensuite endommagé lorsque soumis à des pressions. Comme il est actuellement impossible de réaliser une simulation numérique de ce phénomène, il faut procéder à un test sur matériaux au moment de la certification de type (système d'examen et d'homologation qui certifie qu'un aéronef remplit différents critères, dont la sécurité). Si même une partie seulement de ce test pouvait être simulée numériquement, cela permettrait de diminuer les coûts et le temps nécessaire pour cette procédure, et JAXA travaille à développer une telle simulation.
L'agence a déjà réalisé une simulation numérique de la collision entre le PRFC et un objet d'une autre nature. La comparaison des résultats des tests et de l'analyse sur ordinateur a prouvé qu'une simulation numérique exacte est possible. M. Ishikawa en est fier, car il y voit un résultat de recherche de pointe au niveau mondial.
Les préregs dans lesquels on a dispersé dans de la résine des nanofibres du type empilées, c'est-à-dire des nanotubes de carbone de dernière génération, attirent une grande attention. L'application des nanotechnologies permet d'élargir les possibilités de la fibre de carbone en lui donnant de nouvelles fonctions. Les applications des spécificités des fibres de carbone ne sont pas limitées au domaine aéronautique. Elles peuvent êtres utilisée dans bien d'autres domaines, l'automobile, l'énergie éolienne, les machines industrielles, ou encore les bateaux. On attend beaucoup de leur contribution, tant sur le plan de l'environnement que sur celui des coûts. C'est le début d'une nouvelle ère, dans laquelle le carbone, l'élément dont on en a fait le "vilain" du réchauffement climatique, pourra servir à l'humanité tant sur le plan de l'écologie que de l'économie.
* Les titres des personnes citées dans cet article sont ceux qu'elles avaient au moment de la rédaction de cet article.

(Original en japonais écrit par Hayashi Aiko. Photographies de Hans Sautter.)
