Rester confiant, même s’il n’y a pas de raison de l’être…
——Vous avez un nouveau projet pour 2018, n’est-ce pas ?
S.A. En effet, près de mon restaurant à Paris, j’aimerais ouvrir un bar à saké de style dit kadouchi, où les clients pourraient acheter des bouteilles de saké et les déguster debout au comptoir. Je souhaite aussi ouvrir un bar à vin du même style à Nishi-Azabu. Enfin, j’aimerais enseigner l’œnologie à base de vidéos sur Internet et ouvrir une école d’œnologie pour le vin et le saké japonais à Paris.
——Où trouvez-vous toute cette énergie ?
S.A. Certainement parce que je bois tous les jours du bon vin et du bon saké ! Et je pense qu’il y a aussi comme je l’ai déjà dit, le fait que j’aime beaucoup faire apprendre des choses. Que ce soit enseigner les mathématiques, parler de la culture française et de la culture japonaise…, je pense que c’est là que je puise mon énergie.
Lorsque je fais le point sur tout ce que j’ai entrepris jusque-là, j’ai l’impression que c’est le mot « enseigner » qui revient sans cesse. Si au départ je suis une véritable férue de science, il faut ajouter à cela le fait que je suis extrêmement perfectionniste… Dès qu’un sujet m’intéresse, je m’immerge et j’enrichis mes connaissances, ce qui me donne envie de les partager autour de moi et d’enseigner.
——Votre avidité de connaissance est réellement impressionnante ! Après, tout cela nécessite de la confiance en soi.
S.A. Je sais que plus vous en apprenez sur un sujet, plus il devient passionnant. Dès que je m’intéresse à un domaine en particulier, cela pique ma curiosité au vif et me donne envie d’en savoir plus, toujours plus. Et le vin, le saké, la cuisine ne font pas exception… savoir quels ingrédients ont été utilisés permet de rendre le sujet plus passionnant encore et de se régaler encore plus !
Dès le collège, mes amis me disaient toujours que j’étais quelqu’un pleine de confiance. Un ami proche m’a dit un jour « Tu es toujours confiante, même s’il n’y a pas vraiment raison de l’être, et tu réussis tout ce que tu entreprends ! » Moi, j’ai confiance en cette « confiance aveugle » (rires) ! Je le dis souvent à mes élèves à l’école préparatoire : « Si vous ne croyez pas en vous-même, qui croira en vous ? » Votre meilleur supporter, c’est vous-même. Dans la vie, qu’il s’agisse d’examens, de travail, il faut toujours se dire « Je suis capable », et on finit réellement par le devenir. Ça, j’en suis sincèrement convaincue.
(Propos recueillis par Usami Rika. Photos de titre et d'interview : Ôkôchi Tadashi)


