Cultiver les interactions entre l’homme et l’animal

——Vous participez à de nombreuses autres actions en faveur des animaux.

T. R. Je participe entre autres à un programme de contrôle de la population féline. Il s’agit du programme TNR (Trap-Neuter-Return) qui consiste à capturer les chats errants pour les stériliser avant de les rendre à leur environnement d’origine, une action qui existe au niveau mondial. Cela permet aussi de redynamiser le lien social grâce à la participation des habitants.

Stériliser les chats errants pour leur éviter l’euthanasie en cas de surpopulation.

Par ailleurs, j’agis également pour l’éradication de la rage en Indonésie, sur l’île de Bali. Des bracelets vantant notre action sont mis en vente : cela permet de récolter des fonds et de diffuser notre message. L’éducation de la population est indispensable à l’éradication de la rage ; je suis convaincu que cette action au Japon permettra de faire changer les choses à Bali.

Bracelet pour l’action en faveur de l’éradication de la rage

——Quels sont vos projets pour l’avenir ?

T. R. À l’Institut animalier de Kyûshû, qui jouxte la clinique, les élèves apprennent que les animaux sont des êtres vivants, au même titre que les humains, et qu’ils sont eux aussi des membres à part entière de la société. J’entends œuvrer à l’amélioration de la qualité de vie des animaux de compagnie et de leurs propriétaires, pour les animaux, pour les hommes et pour la société. Dans cette optique, les cliniques vétérinaires locales doivent aider à mieux faire connaître les animaux.

Le « chien vétérinaire » à l’entrée de la Clinique Ryûnosuke
Avec le personnel de la clinique vétérinaire
(Propos recueillis par Kataoka Yuka. Photo de titre : Tokuda Ryûnosuke et Saigô, le chien de race Tosa qui fournit son sang lorsque la clinique en a besoin pour sauver un animal. Photos : Clinique vétérinaire Ryûnosuke)