Remercier les dieux pour les récoltes abondantes
Traditionnellement, pendant la saison des récoltes d’automne, les habitants offrent les premiers épis de riz en guise de remerciement et prient pour une récolte tout aussi généreuse l’année suivante. Le Niiname-sai est un rituel si ancien qu’il est mentionné dans le Nihon shoki, chronique historique du Japon datant de 720.
Les mikoshi et les chars transportant les kami défilent tout autour des rizières avant et pendant la récolte, afin de montrer les nouveaux épis verts et les vieux épis de riz séchés par le soleil brûlant. Lors du Kawagoe matsuri, dans la préfecture de Saitama, 29 chars magnifiquement décorés défilent dans les rues de Kawagoe. Chargée d’histoire, cette ville est connue sous le nom de « Petite Edo ». L’été est vraiment la saison la plus animée de l’année au Japon pour les festivals.
Raviver l’esprit en hiver
En hiver, comme pour faire leurs adieux aux divinités qui regagnent leurs montagnes, les habitants du villages exécutent des représentations de yokagura. Selon d’anciennes croyances, l’âme humaine serait la plus faible au moment du solstice d’hiver, lorsque les journées sont les plus courtes. Le moment est donc parfait pour raviver l’esprit.
Lors du Tôyama no Shimotsuki matsuri, qui a lieu dans la ville d’Iida, dans la préfecture de Nagano, ou du Hana matsuri dans la région d’Okumikawa, au nord de la préfecture d’Aichi, les participants jouent une pièce appelée Yudatekagura, au cours de laquelle les visiteurs sont aspergés d’eau bouillie dans une marmite, symbole du souffle des kami. L’esprit s’en trouverait renforcé, ce qui serait de bon augure pour l’année à venir.
Note : les dates indiquées pour les festivals correspondent aux jours où ils ont habituellement lieu.
(Photo de titre : le festival Sannô matsuri au sanctuaire Hie, également connu sous le nom de Festival de printemps de Takayama, dans la ville du même nom, dans la préfecture de Gifu, les 14 et 15 avril. Lors de cet événement les participants portent 12 chars laqués à trois niveaux, dont 3 sont réservés pour la représentation de marionnettes karakuri. Photos © Haga Library, sauf mentions contraires)


