Miyairi Norihiro a forgé de nombreux sabres japonais (katana ou nihontô), dont l’audace n’a d’égale que la splendeur. Mais il excelle aussi dans la fabrication des tôsu (sabres courts décoratifs) d’une grande élégance. Toute la majesté de ses œuvres se transmet de l’endroit même où elle nait.
Posture sévère du métal, éclosion puissante des motifs de la lame, figure imposante du sabre… L’esthétique du sabre japonais est d’une richesse qui n’a rien à envier à celle de la céramique.
L’art du sabre japonais a connu son sommet lors de la première montée au pouvoir des samouraïs, à la fin du XIIe siècle, jusqu’à la fin du XIVe siècle. Le maître Miyairi Norihiro, héritier de l’essence de cette grande tradition, a redonné une validité et de nouvelles possibilités à l’art contemporain du sabre, en dépassant les traditions des écoles.
Maître Miyairi est aussi créatif dans l’univers dynamique du katana que dans celui tout en élégance du tôsu (sabre court décoratif). Cette arme, que les aristocrates de l’ère Tempyô (729-749) utilisaient aussi comme parure est une importante pièce culturelle conservée depuis des siècles au Shôsôin, la maison du Trésor du temple Tôdai-ji à Nara.
Maître Miyairi n’a pas seulement réalisé la lame extrêmement acérée, mais également toutes les minutieuses gravures ainsi que celles sur ivoire teinte (appelées bachiru).
(Texte : Kutsuwada Satsuki. Photos : Kimura Naoto)

















