Le tournant de l’année

Certains déploient de grands efforts pour contempler le premier lever de soleil de l’année depuis le sommet d’une montagne ou à l’horizon de la mer ou d’un lac. À Shibuya, à Tokyo, un compte à rebours attire des hordes de jeunes Japonais et de touristes. Les gens se souhaitent la bonne année en se disant Akemashite omodetô.

Les transports publics fonctionnent toute la nuit et de longues files d’attente se forment pour effectuer la première visite de l’année à un temple ou un sanctuaire, un rituel appelé hatsumôde. Les gens qui se rendent dans ces lieux de culte choisissent aussi des oracles en papier (omikuji), inscrivent des prières sur les tablettes votives (ema) et achètent des amulettes (omamori). Au Nouvel An, les enfants attendent impatiemment les otoshidama, ou petits dons d’argent, et les grands magasins vendent des fukubukuro, ou « sacs à bonheur », des pochettes surprises contenant des articles à prix cassés.

Le portail à l’entrée du temple Sensôji à Asakusa, Tokyo, le jour du Nouvel An.
Le portail à l’entrée du temple Sensô-ji à Asakusa, Tokyo, le jour du Nouvel An.

Dans la plupart des régions, le Nouvel An japonais dure jusqu’au 7 janvier, jour où le nourrissant et curatif nanakusa-gayu (bouillie de riz aux sept herbes) vient soulager les ventres fatigués. Le saké chaud offre quant à lui un bon moyen de se préserver du froid en cette époque de l’année.

Le deuxième lundi de l’année est férié : c’est le jour du passage à l’âge adulte (Seijin-shiki). On rend hommage aux jeunes qui ont accédé à la majorité. Tous ceux qui ont eu vingt ans l’année précédente se mettent sur leur trente et un pour assister aux cérémonies célébrées à cette occasion. (Voir notre article lié : « Seijin-shiki », la cérémonie d’entrée à l’âge adulte)

Jeunes adultes habillées en kimono le jour du passage à l’âge adulte
Jeunes adultes habillées en kimono le jour du passage à l’âge adulte