Le ministre de l’Agriculture Yana Kazuo, empêtré dans une série de scandales, notamment des soupçons d’infractions à la législation électorale, a démissionné mercredi, dans ce qui s’apparente à un limogeage. Son départ porte un sérieux coup au gouvernement de la Première ministre Takaichi Sanae.
Il a été révélé que l’équipe de campagne de Yana avait mis gratuitement des navettes à la disposition de ses partisans pendant la campagne des élections à la Chambre des représentants, en février dernier. Cette pratique pourrait constituer une infraction à la loi électorale japonaise.
Le ministre a également essuyé de vives critiques après avoir laissé entendre que les budgets consacrés aux infrastructures routières avaient été réduits dans les municipalités dont les maires ne l’avaient pas soutenu lors des élections législatives du 8 février.
Il s’agit du premier départ d’un membre de l’exécutif lié à un scandale depuis l’arrivée au pouvoir de Takaichi, en octobre dernier. Cette démission, qui intervient moins d’un mois après le remaniement ministériel du 17 septembre, constitue un sérieux revers pour la dirigeante. Les partis d’opposition devraient notamment l’interpeller sur sa responsabilité dans la nomination de Yana au poste de ministre.
Devant les journalistes, Takaichi a expliqué avoir accepté sa démission parce que le gouvernement devait « se consacrer à des dossiers importants », citant notamment le projet de loi visant à réduire la taxe sur la consommation applicable aux produits alimentaires. Elle a également reconnu prendre très au sérieux sa responsabilité dans la nomination du ministre. La Première ministre prévoit de lui désigner un successeur dès jeudi.
De son côté, Yana a déclaré aux journalistes, à l’issue de son entretien avec Takaichi, avoir décidé de quitter ses fonctions afin de « ne pas entraver davantage les débats parlementaires » et d’« éviter que cette situation ne l’empêche de se concentrer sur les politiques agricoles et halieutiques ».
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