Ne pas garder le savoir pour soi mais le transmettre aux autres
Akahoshi Takayuki ne demande pas mieux que d’expliquer en détails les techniques chirurgicales qu’il a inventées, et ce partout où il va. Mais à une condition. Il demande en effet aux chirurgiens de ne pas garder le savoir qu’il leur communique pour eux et de le transmettre à d’autres médecins. Il n’a pas non plus fait breveter les instruments chirurgicaux spécifiques qu’il a inventés afin que leur prix reste bas et que dans chaque pays, des entreprises locales puissent les fabriquer sur place.
Le 3 mars 2017, la Société hellénique d’implants intraoculaires et de chirurgie réfractive (HSIOIRS) a remis le dixième prix Kelman au docteur Akahoshi en saluant ses techniques chirurgicales innovantes et sa détermination à les enseigner et à les diffuser.
« Je voudrais secourir encore plus de gens dans les pays en voie de développement en leur évitant de perdre la vue. Le meilleur moyen pour y parvenir, c’est de mettre à leur portée le traitement le plus efficace au moindre coût. Je vais donc continuer à améliorer et à diffuser mes techniques chirurgicales. Et je ne me laisserai pas impressionner, quelles que soient les pressions », affirme en conclusion Akahoshi Takayuki, le chirurgien japonais qui fait autorité dans le monde en matière de traitement de la cataracte.
(D’après une interview en japonais réalisée par Utsugi Satoshi et mise en ligne le 7 juillet 2017. Photos : Kodera Kei. Photo de titre : Akahoshi Takayuki en salle d’opération, devant son microscope de chirurgie ophtalmique.)
(*1) ^ Howard Gimbel, né en 1934, est aussi l’inventeur de la fameuse technique chirurgicale capsulorhexis (Continuous Curvilinear Capsulorhexis, CCC) qui consiste à déchirer l’enveloppe du cristallin à l’aide d’une pince et à faire une découpe circulaire d’un diamètre d’environ 5 mm. Cette méthode est beaucoup plus longue et invasive que celle proposée par Akahoshi Takayuki.

