Similarités et divergences entre les katakana et les hiragana
Les hiragana et les katakana présentent des similitudes comme les majuscules et les minuscules de l’alphabet latin. Les katakana ヘ (he), リ (ri), ヤ (ya), et カ (ka) ressemblent à leurs équivalents du syllabaire des hiragana へ, り, や, et か. Ils sont donc d’autant plus faciles à reconnaître. Pour d’autres, le recours à des procédés mnémotechniques peut s’avérer très utile. ハ (ha) rappelle le haut d’un chapeau (hat en anglais). コ (ko) a deux coins. Et ノ (no) peut faire penser à la courbe du nez (nose en anglais).
Une des difficultés majeures posées par les katakana provient de caractères ayant une forme très proche. C’est le cas de シ (shi) et ツ (tsu) ainsi que de ソ (so) et ン (n) que l’on peut confondre facilement. En présence de ce type de signes graphiques pratiquement identiques, il faut toujours rester vigilant. Un bon moyen pour surmonter le problème consiste à enrichir son vocabulaire, sachant qu’il est toujours plus facile de reconnaître des mots familiers que ceux que l’on n’a encore jamais rencontrés.
Une autre caractéristique des katakana est le trait horizontal placé après les voyelles pour indiquer leur allongement, comme dans キーボード (kîbôdo, clavier) et スーパー (sûpa, supermarché). Il existe aussi de nouvelles combinaisons de caractères pour transcrire les mots et les noms propres d’origine étrangère. En particulierウィ (wi) utilisé pour écrireウィリアム (Wiriamu, William) ; ヴィ (vi) employé dans la graphie de ヴィクトリア (Vikutoria, Victoria) ; et フェ (fe) que l’on trouve dans フェイスブック (Feisubukku, Facebook). Enfin les membres de la communauté des fervents admirateurs de la sub-culture japonaise, appelés otaku au Japon, ont adopté la graphie ヲタク pour se désigner eux-mêmes, en choisissant un caractère peu commun – ヲ (wo) au lieu de オ (o) – pour l’initiale de leur nom, ce qui a provoqué l’apparition de la transcription wotaku en ligne dans d’autres langues.
Tableau des katakana
(D’après un article en anglais du 20 juin 2018. Illustrations de Mokutan Angelo)

