À la fin des années 1980, la manga Les Chevaliers du Zodiaque, adapté par la suite en anime, a conquis des légions de fans grâce à ses batailles épiques inspirées de la mythologie grecque.
Des jeunes héros luttant contre le mal pour Athéna
La légende raconte que lorsque le monde sombrera dans le chaos
l’espoir naîtra sous la forme de guerriers appelés Chevaliers
leurs poings fendant l’air et leurs coups de pied brisant le sol.
Le manga Les Chevaliers du Zodiaque a commencé sa sérialisation dans les pages du célèbre magazine hebdomadaire Shônen Jump (de l’éditeur Shûeisha) en 1985. Son auteur est le mangaka prolifique Kurumada Masami, qui avait déjà remporté un premier grand succès au Japon avec Ringu ni Kakero (non publié en France et qui peut être traduit « Parie sur le ring »). Mais Les Chevaliers du Zodiaque surpassera son prédécesseur pour devenir une œuvre magistrale et extrêmement influente.
Seiya, le personnage principal, est un jeune homme au grand cœur qui a été séparé de sa sœur, se trouvant soumis à un entraînement rigoureux pour devenir l’un des 88 Chevaliers (Saints en japonais), chacun protégeant une constellation du Zodiaque. Après de nombreuses péripéties, Seiya reçoit le titre de Chevalier de Bronze de Pégase. De retour au Japon, il participe à un tournoi d’arts martiaux, les Galaxian Wars, mais cette compétition n’est que la première étape d’un long voyage épique.
Seiya s’associe à de puissants compagnons : Shiryû du Dragon, Hyôga du Cygne, Shun d’Andromède et Ikki du Phénix. Ensemble, ils se frayent un chemin à travers une guerre interne entre les Chevaliers, qui a pour point culminant une « Guerre Sainte » contre Poséidon, dieu de l’océan, et Hadès, roi des enfers.
Les Chevaliers sont chargés de protéger Athéna, déesse de la guerre et de la sagesse. Au lieu de posséder des armes, ils portent des armures (appelées Cloths en japonais). Leurs pouvoirs apparemment surnaturels proviennent de leurs propres esprits, une source de puissance cachée en eux appelée le Cosmos.
Succès en France et en Amérique du Sud
En 1986, le manga a été adapté en série télévisée par le célèbre studio Tôei Dôga (aujourd’hui Tôei Animation).
Le personnage de Seiya a été doublé par Furuya Tôru en japonais, déjà bien connu pour avoir prêté sa voix à Amuro Ray de Mobile Suit Gundam (1977). Le doubleur chevronné était tellement déterminé à décrocher le rôle qu’il s’était présenté à l’audition en cosplay de Seiya.
Le légendaire animateur Araki Shingo, avec l’aide de Himeno Michi, a supervisé la conception des personnages, et Morishita Kôzô, spécialiste des séquences d’action, a endossé le rôle de réalisateur.
Morishita venait juste de terminer le film d’animation américano-japonais La Guerre des robots (1986) aux États-Unis, il avait donc fait l’expérience de première main des productions étrangères et de leurs budgets colossaux. Visant à donner aux Chevaliers du Zodiaque une esthétique fraîche et nouvelle, il a observé et appris des techniques de compositing utilisées dans les films Star Wars et les a intégrées dans la production de la série.
L’adaptation en anime deviendra un énorme succès, traduite et diffusée dans 80 pays et rassemblant des fans dans le monde entier.
C’est surtout en France et dans les pays d’Amérique du sud que la série a été suivie avec le plus de passion. Des fans français allaient jusqu’au Japon rien que pour visiter la Tôei tandis que des passionnés mexicains appelaient directement au bureau d’Araki Shingo.

