Un des pays les plus appréciés du monde
Le Japon a par ailleurs réussi à se faire une place parmi les pays les plus appréciés du monde. La Gallup Organization, une entreprise américaine spécialisée dans les ressources humaines et les statistiques, effectue régulièrement un sondage à ce propos. Les personnes interrogées sont invitées à donner leur opinion sur chaque pays en choisissant l’une des cinq options suivantes : « très favorable », « plutôt favorable », « plutôt défavorable », « très défavorable », « sans opinion ».
D’après l’enquête Gallup réalisée entre le 1er et le 10 février 2019, 30 % des personnes interrogées ont déclaré avoir une image « très favorable » du Japon et 56 % une opinion « plutôt favorable », soit au total, 86 % de réponses positives. Seuls deux autres pays ont obtenu un meilleur résultat à savoir l’Australie, avec 88 % et le Royaume-Uni, avec 87 %.
La Corée du Sud a également été très apprécié, avec 71 % d’avis favorables. La Chine a dû se contenter de 41 % alors qu’elle avait atteint le pourcentage record de 72 % en février-mars 1989, juste avant les événements de la place Tiananmen. Mais ce n’est plus la même chose à l’heure actuelle. Comme je l’ai expliqué plus haut, 2019 a été une année particulièrement faste pour le Japon en termes de progression de ses relations publiques au niveau mondial. Mais il en est allé tout autrement pour la Chine. En effet, les sommes énormes que celle-ci a dépensées dans ce domaine n’ont donné que de très médiocres résultats.
Le cabinet américain Reputation Institute, grand spécialiste de l’analyse de l’image de marque des sociétés, réalise lui aussi une enquête annuelle du même type appelée Country RepTrak. En 2019, le Japon a été classé en 11e position des pays du monde en termes de réputation par le Country RepTrak. Un résultat plutôt remarquable par rapport au reste de l’Asie. Singapour n’est que 17e, la Thaïlande 23e, et Taiwan, 24e.
La Suède est arrivée en tête des dix pays les plus appréciés, suivie dans l’ordre par la Suisse, la Norvège, la Finlande, la Nouvelle-Zélande, le Canada, le Danemark, l’Australie, les Pays Bas et l’Irlande. Comme bien souvent dans ce genre de classement international, les pays scandinaves ont obtenu d’excellents résultats. Et il en va de même pour les six autres États classés dans les dix premiers. Il s’en est fallu de peu pour que le Japon se retrouve parmi eux. Mais il se différencie par rapport à eux dans la mesure où il fait aussi partie des grandes puissances économiques mondiales.
Un large éventail de richesses culturelles
Pourquoi le Japon est-il autant apprécié dans le monde ? C’est un pays indéniablement fascinant dans quantité de domaines. Qui plus est, chacun de ses attraits a une longue histoire, ce qui explique peut-être l’emprise qu’ils exercent aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Archipel.
Dans le domaine de la cuisine traditionnelle japonaise et du saké par exemple, la demande ne cesse d’augmenter d’année en année dans le monde et les exportations de produits de l’agriculture et de la pêche de l’Archipel ont fortement progressé.

Dans le secteur du septième art, le Japon a conquis la planète avec ses merveilleux films d’animation. Il est vrai que leurs créateurs tels Miyazaki Hayao ou Shinkai Makoto ont une façon unique de décrire le monde en quelques traits avec presque autant de talent que les poètes de haiku. Et leurs œuvres à l’attrait irrésistible ont trouvé des fans inconditionnels dans tous les pays.
Les mangas, la première version imprimée de l’animation, sont souvent considérés comme des ouvrages destinés aux enfants. Pourtant, ils sont en général publiés par des éditeurs de grand talent diplômés des universités les plus prestigieuses du Japon et aussi compétents que ceux de la grande maison d’édition américaine Random House ou des huit meilleures universités des États-Unis (Ivy League). Ce secteur de l’édition japonaise, qui est apparu il y a plus d’un siècle, est devenu une industrie à part entière en même temps que se constituait une vaste classe moyenne à même de consommer sa production. Un phénomène qu’on a du mal à imaginer dans d’autres pays.
