Retour sur la carrière de ces célèbres Japonais décédés durant l’année.
2 février
Okano Shunichirô (85 ans), ancien président de la Fédération japonaise de football
Footballeur dès ses années d’étudiant à l’Université de Tokyo, Okano Shunichirô a aussi joué dans l’équipe nationale du Japon, qu’il a ensuite entraînée. Avec lui, les Japonais ont accédé aux quarts de finale des Jeux olympiques de Tokyo en 1964, avant de décrocher la médaille de bronze à Mexico en 1968. Sélectionneur de l’équipe nationale en 1970 et 1971, il a ensuite été nommé directeur puis vice-président de la Fédération japonaise de football, avant d’en devenir le président en 1998. Il a également contribué à la création de la J-League, et a joué un rôle moteur dans l’organisation de la Coupe du monde de football de 2002 Corée/Japon.
Voir notre article :
L’histoire de l’équipe du Japon de football (2014)
11 février
Taniguchi Jirô (69 ans), mangaka
Le style unique de Taniguchi Jirô, plein de bienveillance, est très apprécié au Japon comme à l’étranger, en particulier en Europe. Monté à Tokyo après avoir travaillé chez un grossiste en vêtement de Kyôto, il publie son premier manga, Kareta heya (Une chambre fanée, non traduit), à l’âge de 24 ans. En 1992, il reçoit le prix Shogakukan du manga pour Terre de rêves. En 1998, le grand prix du Manga du prix culturel Tezuka Osamu lui est décerné pour Au temps de Botchan, une de ses œuvres emblématiques réalisée avec l’écrivain Sekikawa Natsuo. En 2002, Quartier lointain reçoit le Prix du scénario au Festival d’Angoulême. Il a été fait chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2011.
Voir notre article :
À la recherche de Taniguchi Jirô
13 février
Suzuki Seijun (93 ans), réalisateur
Lycéen appelé au front pendant la Seconde Guerre mondiale, Suzuki Seijun devient assistant réalisateur après-guerre, en 1948, puis réalisateur en 1954. Réputé pour ses prises excentriques et ses coloris particuliers, il se fait connaître avec un certain nombre de films, parmi lesquels Elégie de la bagarre. En 1967, La Marque du tueur lui vaut d’être licencié des studios Nikkatsu ; il revient sur le devant de la scène dix ans plus tard, avec Histoire de mélancolie et de tristesse tourné pour la Shôchiku. En 1980, il dirige Mélodie tzigane, l’une de ses œuvres majeures ; la beauté onirique de ce film sera primée au Festival de Berlin.
16 février
Funamura Tôru (84 ans), compositeur
Funamura Tôru est l’un des plus grands compositeurs de chansons populaires de l’après-guerre. Sa chanson Wakare no ippon-sugi (« Le cèdre de l’adieu », chantée par Kasuga Hachirô), écrite en 1955 avec son ami et parolier Takano Kimio, a été l’un des grands succès de l’époque. En 1961, Ôshô, chanté par Murata Hideo, se vend à plus d’un million d’exemplaires. Funamura Tôru savait mieux que quiconque exprimer la chaleur et l’esprit des Japonais.


