Dans les coulisses du Takarayu

Au Takarayu, la journée commence et finit invariablement par un grand ménage. Tous les matins à partir de 9h, le sentô est soigneusement nettoyé pendant deux à trois heures. Vers 11h30, on allume la chaudière alimentée avec des bûches et on chauffe l’eau pendant environ une heure et demie. L’établissement de bains de Matsumoto Kôichi ouvre ses portes à 15h et il les referme à 23h30. Après quoi, trois à quatre employés récurent à nouveau les locaux à fond. L’édifice comporte des fenêtres coulissantes installées en hauteur pour évacuer la vapeur qui peuvent s’ouvrir de l’extérieur et restent ouvertes pendant l’été.

Grâce à un nettoyage quotidien méticuleux, le sentô de Matsumoto Kôichi est toujours dans un état de propreté absolument impeccable.
Les fenêtres à glissière conçues pour évacuer la vapeur, vues de l’extérieur du sentô.

L’eau des bains du Takarayu est essentiellement chauffée avec du bois. Dans le temps, les bûches étaient acheminées sur des radeaux depuis des entrepôts installés sur les berges de la rivière Sumida, située à proximité. Par la suite, le bois a été livré sous forme de copeaux, de plaquettes et d’écorces par des camions venus des nombreux ateliers de menuiserie et autres fabricants de crayons et de contreplaqué que comptait alors l’arrondissement d’Adachi.

Aujourd’hui, ce type d’activité est en nette régression et la chaudière du Takarayu est aussi alimentée avec du bois de construction récupéré par des entreprises de démolition. Mais il arrive que ce combustible fasse totalement défaut. C’est pourquoi la chaudière du sentô peut également fonctionner au gaz. Cette source d’énergie a toutefois l’inconvénient de coûter nettement plus cher, ce qui préoccupe beaucoup Matsumoto Kôichi.

La chaudière du Takarayu peut fonctionner aussi bien au bois qu’au gaz.

Gérer un établissement de bains publics est beaucoup plus difficile qu’on ne l’imagine. Mais Matsumoto Kôichi est résolu à garder le Takarayu en activité tant qu’il sera en mesure de répondre à l’attente des nombreux adeptes des sentô, à commencer par ses clients réguliers.