
Une ancienne procureure japonaise, qui affirme avoir été victime d’une agression sexuelle commise par son supérieur hiérarchique en 2018, a annoncé lundi la création d’un collectif visant à faire reconnaître le trouble de stress post-traumatique (TSPT) provoqué par des violences sexuelles comme une atteinte corporelle au regard du droit pénal.
La femme souhaite que les faits qu’elle aurait subis soient qualifiés de « rapport sexuel forcé par abus d’autorité ayant entraîné des blessures », plutôt que de simple « rapport sexuel forcé par abus d’autorité ». C’est sous cette dernière qualification que Kitagawa Kentarô, 67 ans, ancien procureur en chef du parquet du district d’Osaka, est actuellement jugé.
Le collectif, fondé conjointement par l’ancienne procureure et quatre autres personnes, prévoit d’adresser des demandes aux parquets, aux tribunaux et à d’autres institutions.
Lors d’une conférence de presse organisée lundi à Osaka, l’ancienne procureure a déclaré : « Je veux que l’on écoute les victimes qui vivent chaque jour en se disant : “Je veux mourir” ou “Je préférerais être morte.” »
« Même lorsque les victimes trouvent le courage de signaler les faits, l’incompréhension, l’indifférence et le manque de considération des procureurs ou des tribunaux, qui devraient pourtant constituer leur dernier rempart, peuvent entraîner une victimisation secondaire », a-t-elle ajouté.
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