Un bar à huîtres chez soi

Kunihiro, un producteur d’huîtres basé à Onomichi, dans la préfecture de Hiroshima, représentant à elle seule plus de la moitié de la production ostréicole nippone, constate une augmentation de la demande croissante de la part des consommateurs auto-confinés chez eux. Selon son responsable de développement commercial, Kawasaki Kôhei, les ventes en ligne d’huîtres à domicile ont augmenté depuis l’automne, tous produits confondus, congelées comme crues non écaillées. Pour lui, les consommateurs essaient de recréer chez eux l’ambiance des bars à huîtres. Nouvelle tendance également, les huîtres, ça se mange chez soi mais ça s’offre aussi en cadeau, poussant les exportations vers la Chine entre autres pays asiatiques à la hausse.

Kawasaki Kôhei, responsable commercial du producteur d’huîtres Kunihiro, basé à Hiroshima (photo reproduite avec l'aimable autorisation de Kunihiro).
Kawasaki Kôhei, responsable commercial du producteur d’huîtres Kunihiro, basé à Hiroshima (photo avec l’aimable autorisation de Kunihiro).
En raison de la pandémie, les ventes d'huîtres en ligne destinées à la consommation à domicile sont en hausse (photo avec l'aimable autorisation de Funabiki Shôten)
En raison de la pandémie, les ventes d’huîtres en ligne destinées à la consommation à domicile sont en hausse (photo avec l’aimable autorisation de Funabiki Shôten)

Le succès des « huîtres samouraï »

Funabiki Shôko de chez Funabiki Shôten prend la pose avec une huître samouraï dans la main (photo reproduite avec l'aimable autorisation de Funabiki Shôten).
Funabiki Shôko de chez Funabiki Shôten prend la pose avec une « huître samouraï » dans la main (photo avec l’aimable autorisation de Funabiki Shôten).

Funabiki Shôten, un grossiste en fruits de mer de la ville d’Akô, dans la préfecture de Hyôgo, déplore également une chute de ses ventes en raison de la pandémie. Toutefois, les ventes en ligne, elles, sont à la hausse. Funabiki Shôten a baptisé son produit « huître samouraï », d’après la célèbre anecdote historique d’Akô, où 47 samouraïs sans chef ont vengé la mort du seigneur du domaine d’Akô. Ces « huîtres samouraï », affirme le grossiste, sont tendres, ont une odeur agréable et ne rétrécissent pratiquement pas à la cuisson ; de quoi contenter un grand nombre de réticents. Et le succès a plus qu’été au rendez-vous ; de nombreux clients réguliers et, à l’automne, des ventes en ligne au détail multipliées par trois par rapport à 2019.

Au début du mois de décembre, des toxines ont été détectées dans certaines huîtres, entraînant une baisse des ventes. Cependant, Funabiki Shôten a su réagir et vite, si bien que les expéditions ont pu reprendre dès la fin du mois de décembre. Funabiki Shôko, qui est responsable des ventes et des relations publiques chez le grossiste, vante la saveur des huîtres, précisant que leur goût s’améliorera jusqu’en mars. Elle espère que, même si la pandémie réduit les possibilités de dîner au restaurant, les huîtres de saison trouveront toujours leur place à la maison. Frites, crues ou dans une marmite nabe ; à vous de choisir !

(Photo de titre : des huîtres frites accompagnées de sauce tartare. Pixta)