Révision complète du projet de futur stade olympique

Vendredi 17

Le Premier ministre Abe Shinzo annonce que le pays va : « mettre un terme au projet actuel, et recommencer à zéro », au sujet de la construction du nouveau stade olympique prévu pour les JO de Tokyo en 2020. L'opinion publique était très défavorable au projet initial, dont les coûts de construction avaient presque doublé pour atteindre 252 milliards de yens (environ 1,8 milliard d'euros).

Article lié :

Quels bénéfices à long terme peut-on attendre des JO de Tokyo ?

Le Siège pour la prévention du réchauffement climatique, un organisme rattaché au gouvernement et présidé par le Premier ministre, annonce au secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques que le Japon vise une baisse de 26 % des émissions de gaz effet de serre en 2030 par rapport aux chiffres de 2013. Pendant les 15 années à venir, le but est d'abaisser de 40 % les émissions des entreprises, des bureaux et des ménages.

Article lié :

Les problèmes environnementaux de la Chine

Dimanche 19

Mitsubishi Materials (ancien Mitsubishi Mining) s'excuse auprès d'anciens prisonniers de guerre américains, qui avaient été contraints au travail forcé durant la Seconde Guerre mondiale. À Los Angeles, plusieurs directeurs de la compagnie rencontrent une trentaine d'anciens prisonniers ainsi que leurs familles pour présenter leurs excuses. Le gouvernement japonais s'est dans le passé officiellement excusé au sujet des travailleurs forcés, mais c'est la première fois pour une grande entreprise japonaise.

Lundi 20

La commission indépendante qui inspecte les comptes de Toshiba a rendu public ses résultats, dans le cadre du scandale de trucages répétés des bilans de l'entreprise. Toshiba a falsifié ses comptes dans des secteurs aussi variés que les ordinateurs personnels et le développement d'infrastructures sociales. La commission conclut que Toshiba a gonflé artificiellement ses profits de 156,2 milliards de yens d'avril 2008 à décembre 2014. Le 21, le directeur général Tanaka Hisao et ses deux prédécesseurs, le vice-président Sasaki Norio et le conseiller spécial Nishida Atsutoshi démissionnent de leurs postes.

Mercredi 22

Le gouvernement japonais dévoile des photos prises aux abords de la frontière sino-japonaise dans la mer de Chine orientale. On y voit 12 nouvelles plate-formes gazières récemment bâties par la Chine dans ces eaux disputées par les deux pays. Lors d'une conférence de presse, le Secrétaire général du gouvernement Suga Yoshihide affirme qu'il est « extrêmement regrettable que la Chine développe de manière unilatérale ses ressources énergétiques », et appelle à la suspension de l'exploitation.

Jeudi 23

Un vaisseau spatial russe Soyouz quitte la terre depuis le cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan), et rejoint la Station spatiale internationale. À son bord, l'astronaute nippon Yui Kimiya, ainsi que deux homologues américain et russe. Durant son séjour de cinq mois, Yui Kimiya va participer aux expériences scientifiques conduites au sein du module japonais Kibô, et veillera également au bon fonctionnement de la station.

L'astronaute Yui Kimiya, en route pour la rampe de lancement Soyouz, disant au revoir à sa famille. Le 23 juillet 2015, cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan (Jiji press).

Le quotidien Nihon Keizai Shimbun, ou Nikkei, annonce le rachat du journal Financial Times. Nikkei s'est entendu avec la société-mère Pearson sur la somme de 844 millions de livres. D'après les médias japonais, ceci représente le plus grand rachat d'une société étrangère de la part d'un groupe de médias japonais.

Vendredi 24

Le logo des JO de 2020 est dévoilé par le Comité des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo. Créé par le directeur artistique Sano Kenjiro, ce logo fait usage des couleurs blanc, noir, rouge, or et argent et comporte un « T » pour Tokyo. La version paralympique évoque un signe « = (égal) ». La création est pointée du doigt pour sa forte ressemblance avec l'image du théâtre de liège en Belgique.

Les logos des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo de 2020. Le 24 juillet 2015, gouvernement de Tokyo (Jiji press).

Dimanche 26

Un petit avion qui venait juste de décoller de l'aéroport de Chôfu, dans la banlieue Tokyo, s'écrase dans un quartier résidentiel. Les deux hommes à bord ainsi qu’une femme qui était chez elle sont tués sur le coup. Le lieu du drame est situé à 800 mètres au sud de la piste de décollage. Le stade Ajinomoto ainsi qu'un collège sont situés non loin de là.

Mardi 28

La proposition de révision de la Loi sur les éléctions est adoptée par la Chambre des représentants. Elle corrige la disparité du poids de chaque vote lors des élections de la Chambre des conseillers. Cette disparité est causée par la forte variation de population d’une circonscription à l’autre, entraînant une représentation disproportionnée de la population dans la chambre haute de la Diète. Le Parti libéral-démocrate, au pouvoir, et quatre autres formations, dont le Parti de la restauration, sont à l'origine de cette proposition. En redessinant la carte des circonscriptions, l'écart maximal des votes est abaissé de 1/4,44 à 1/2,97. C'est la première fois que des préfectures entières sont fusionnées pour former une circonscription unique.

Jeudi 30

Confirmant un jugement de première instance, la Haute Cour de Tokyo ordonne la suspension des vols de nuit d'avions de la Force maritime d'autodéfense japonaise, aux alentours de la base d'Atsugi. Les riverains de la base – opérée conjointement avec l'US Navy – s'étaient plaints des nuisances sonores causées par le trafic aérien la nuit. La Haute Cour de Tokyo a également rejeté la requête d'appel formulée par l'État.